Reprise du football amateur : "Les joueurs ont envie de reprendre le jeu après un an et demi de crise sanitaire"

Le football amateur a repris ses droits en ce début du mois de septembre. Si les défis auxquels font face les différents clubs sont tous différents, une chose rassemble l’ensemble des joueurs et des dirigeants : l’envie de retrouver le terrain.
Le football amateur a repris ses droits sur les terrains franciliens
Le football amateur a repris ses droits sur les terrains franciliens © JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP

Des milliers de joueurs franciliens ont retrouvé en ce mois de septembre les terrains de football amateur. Après un an et demi de saisons interrompues totalement ou partiellement par la crise sanitaire, la perspective d’une saison se déroulant de manière fluide ravit certains entraîneurs.

"La saison dernière, nous n’avons pu jouer que quatre matchs alors de se dire que l’on va peut-être pouvoir avoir une saison complète va rendre les choses plus simples dans la préparation autant pour les joueurs que pour nous les entraîneurs", explique Sonile Moriot, entraîneur des seniors de l’US Fontenay. A la reprise, les 33 licenciés qui faisaient partie de son équipe la saison dernière, sont tous revenus pour ce début de saison.   

À l’entraînement, le coach note que ses joueurs montrent chacun une envie de se dépasser. "Je suis même parfois obligé de leur rappeler les règles sanitaires, car le foot reste un sport de contact et ils ont envie de se donner à fond à chaque entraînement". Enfin, Sonile Moriot se réjouit de l’enthousiasme de chacun de ses joueurs. "Lors des matchs d’entraînement, tout le monde souhaite participer, mais on ne peut pas tous les mettre sur le terrain, nous avons 33 licenciés", sourit-il. 

« Ce n’est pas à l’entraineur de demander aux joueurs de se faire vacciner »

L’un des défis que rencontre les dirigeants de club en cette reprise concerne la gestion du pass sanitaire pour permettre l’éligibilité des joueurs. Le technicien de l’US Fontenay explique que lors de la première rencontre de son équipe en Coupe de France, chaque joueur présent sur la feuille de match avait dû fournir un QR code. Au total, six des 33 joueurs étaient vaccinés au moment du match, les autres devaient présenter la preuve d'un test négatif de moins de 72 heures pour participer au match. 

Il réfute cependant l'idée selon laquelle l’entraîneur joue un rôle déterminant dans l’incitation à la vaccination. "C’est quelque chose dont je parle aux joueurs, mais ce n’est pas mon boulot de les forcer à se faire vacciner. Je leur expose simplement les conséquences de leur choix par rapport à l’équipe, mais c’est à eux de décider selon leur propre sensibilité", clarifie-t-il. 

Ainsi, au-delà des préoccupations sanitaires, il existe pour l'entraineur une problématique concernant la gestion de l'effectif. "J'ai expliqué à ceux qui ne souhaitaient pas se faire vaccinner qu'on risquait de mettre le club en danger si je les laissait jouer. C'est une donnée avec laquelle on doit composer maintenant ", note-t-il. Pour son prochain match, l'US Fontenay affrontera le club de Choisy-le Roi ce dimanche.                     

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