Rythmes scolaires: 300 manifestants devant le ministère de l'Education nationale

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Écrit par EH/AFP

Près de 300 personnes ont manifesté mercredi contre la réforme des rythmes scolaires devant le ministère de l'Éducation nationale, à l'appel d'une intersyndicale de l'éducation du Val-de-Marne.

"L'école n'est pas un laboratoire de réformes absurdes", "Une réforme scolaire: OUI ; le décret Peillon: NON", ou encore "Plus d'impôts pour les pigeons" pouvait-on lire sur les pancartes.

Dans Le Val-de-Marne, aucune commune n'a adopté la semaine de 4.5 jours à la rentrée 2013, et seulement quatre villes sur 47 ont déposé leur projet pour une application de la réforme à la rentrée 2014, selon les syndicats.Rejoints dans le cortège par les élus de onze communes du département de région parisienne, plusieurs centaines d'enseignants et de parents d'élèves ont réclamé mercredi qu'une délégation soit reçue par le ministère où s'est réuni le même jour le comité national de suivi des rythmes.

"Nous demandons au ministre qu'il écoute les communes qui ne veulent pas de la semaine de 4.5 jours", a expliqué le maire UMP de Villeneuve-le-Roi, Didier Gonzales.
"Le ministre veut imposer au forceps une réforme que personne ne souhaite: je ne l'appliquerai pas et j'attends que le ministre me force à le faire !" a dit le député-maire de Maisons-Alfort (94), Michel Herbillon.
"Ma commune n'aura pas les moyens de mettre en place des activités périscolaires. On va remplacer du temps d'école par du temps de garderie, et c'est sensé aider les élèves en échec scolaire", a déploré Régine Barrière, parent d'élèves FCPE de Champigny-sur-Marne. "S'il doit y avoir une réforme pour améliorer les résultats, c'est celle d'un allègement des programmes, pas des rythmes", a estimé Fadila Meziane, enseignante en ZEP à Ivry.

La réforme des rythmes scolaires, qui marque le retour à la semaine de 4,5 jours en primaire, est effective depuis cinq mois dans 17% des communes et doit s'appliquer partout ailleurs à la rentrée 2014. Le retour à la semaine de 4,5 jours, abandonnée en 2008, faisait quasiment  l'unanimité avant la mise en place de la réforme.