Prières de rue : l'Etat recommande à la mairie de Lagny de “mettre un local à disposition” des fidèles

© Thomas Samson/AFP Photos
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Le ministère de l'Intérieur recommande à la mairie de Lagny-sur-Marne de "mettre un local à disposition" des musulmans. La commune avait demandé à l'Etat d'"empêcher" les prières de rue sur son territoire. Une mosquée "radicale" avait été fermée dans cette ville de Seine-et-Marne. 

Par France 3 Paris IDF

Depuis la fermeture par arrêté d'une mosquée "radicale", la mairie de Lagny-sur-Marne avait demandé à l'Etat d'intervenir afin d'"empêcher" les prières de rue. Dans un courrier, le ministère de l'Intérieur recommande à la commune de Seine-et-Marne de "mettre un local à disposition" des fidèles musulmans.
Pas question pour l'Etat d'intervenir. Dans le courrier, le directeur de cabinet de Bernard Cazeneuve écrit que "les conditions juridiques ne semblent pas réunies pour mettre fin par la force aux prières". "Aucune nuisance" ne pouvant être démontrée et la place sur laquelle se tiennent ces prières demeurant "accessible aux locataires pendant les prières".
"Dans ce contexte, le meilleur moyen de mettre fin, comme vous le souhaitez, à ces prières de rue consiste sans doute, pour votre municipalité, à mettre un local à disposition des musulmans de Lagny", est-il écrit dans ce courrier reçu mercredi par le maire UDI de la commune de 21.000 habitants.

17 lieux de cultes fermés en Île-de-France depuis un an

Le cabinet du maire de Lagny-sur-Marne a réagi au courrier, auprès de l'AFP : "En gros, après nous avoir dit qu'ils étaient dangereux, l'Etat nous dit "rouvrez leur une salle" ! C'est complètement aberrant."

La mosquée de Lagny, présentée par le gouvernement comme un "foyer d'idéologie radicale", avait été fermée le 1er décembre 2015 après des perquisitions menées dans le cadre de l'état d'urgence. Depuis un an, une vingtaine de lieux de culte ont été fermés, dont 17 en Île-de-France.

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