En Seine-et-Marne, la fermeture des bars-tabacs dans les villages est un coup dur pour les habitants

Le couvre-feu, ce n'est pas qu'en ville. Les départements ruraux comme la Seine-et-Marne doivent aussi s'y soumettre. Et la fermeture du bar-tabac, souvent le seul commerce, est un coup dur.

La consommation de boissons est interdites dans les bars sauf lors d'un repas.
La consommation de boissons est interdites dans les bars sauf lors d'un repas. © France 3 Paris Ile-de-France
Un comptoir condamné, des tables vides, les tireuses à l'arrêt. La vente de boissons est interdite depuis le 17 octobre dans ce bar-tabac de Villemer en Seine-et-Marne où l'activité représente environ 60% du chiffre d'affaires.

"Avant, les gens s'arrêtaient pour boire un petit café, l'apéritif ou une bière selon l'heure. Maintenant nous n'avons plus ce genre de clientèle puisque l'on n'a plus le droit de servir au bar. C'est vrai que c'est triste, ça manque de chaleur", déplore Christine Lelièvre, gérante de l'établissement.
 

"On essaie de survivre"

Seules les ventes de tabac, de jeux et de presse restent autorisées. À quelques kilomètres, un bar, restaurant et épicerie peut poursuivre son activité. La consommation de boissons n'est plus acceptée exceptée à table lors d'un repas ou encas. Pour compenser le manque à gagner, les gérants ont développé la vente de plats à emporter.

"On essaie de survivre. On est vraiment dans une économie de subsistance et non pas une économie d'enrichissement. Surtout en milieu rural comme on l'est, c'est compliqué", avance Olivier Le Ménaheze, gérant de ce bar – restaurant.

On est vraiment dans une économie de subsistance et non pas une économie d'enrichissement.

Olivier Le Ménaheze, gérant d'un bar – restaurant

 

Petits commerces et lien social

Pour François Deysson, président de l'association des maires ruraux de la Seine-et-Marne, il y a urgence à sauver ces lieux de convivialité, notamment les débits de boissons interdits de travailler :

"Laissons les gens revenir dans nos bars dans nos petits cafés avec des gestes barrières respectés, assis à table, en capacité de pouvoir consommer aussi un petit déjeuner, une planche de charcuterie ou de fromage. Cela va sauver nos petits commerces locaux et de sauver notre lien social."

L'élu compte interpeller le secrétaire d'État chargé de la ruralité et évoquer la situation des bars, souvent le seul commerce dans les villages.
 
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