Seine-et-Marne – Les salariés de la papeterie Arjowiggins à la recherche de fonds pour reprendre l'activité

Des t-shirts portant le nom d'employés de salariés de la papeterie Arjowiggins sur le site de Jouy-sur-Morin en Seine-et-Marne. / © Sarah BRETHES / AFP
Des t-shirts portant le nom d'employés de salariés de la papeterie Arjowiggins sur le site de Jouy-sur-Morin en Seine-et-Marne. / © Sarah BRETHES / AFP

Encore un espoir pour les salariés de l'entreprise de papeterie Arjowiggins de Jouy-sur-Morin (Seine-et-Marne). La mise en liquidation judiciaire a eu lieu, mais le tribunal de commerce de Nanterre a été sensible aux arguments des anciens salariés en leur accordant un délai supplémentaire.

Par Isabelle Dupont avec MT

Quatre mois et demi après la fermeture de leur usine, les ex salariés d'Arjowiggins n'ont pas renoncé. Quatre d'entre eux veulent reprendre le site sous forme d'une SCOP, une société coopérative et participative.

Le tribunal de commerce de Nanterre vient de leur accorder un délai supplémentaire pour boucler leur projet. "C'est positif. Il faut que l'on recense d'avantage de salariés pour étoffer le nombre de sociétaires puis après il faut trouver des investissements", explique Éric Barre, représentant du personnel CGT, co-responsable du projet de SCOP.
Les salariés de la papeterie Arjowiggins à la recherche de fonds pour reprendre l'activité
Intervenants : Éric Barre, représentant du personnel CGT, co-responsable du projet de SCOP; Patrice Schaafs, délégué syndical CGT, co-responsable du projet de SCOP - France 3 Paris - Île-de-France - Isabelle Dupont, Olivier Badin, Yves Zysman et Pascal Lordon
 

20 millions d'euros à trouver

Environ 20 millions d'euros à trouver pour concrétiser ce projet. L'ancienne papeterie Arjowiggins a été placée en liquidation judiciaire en janvier dernier. A Jouy-sur-Morin, le site fabriquait du papier pour des billets de banque ou des cartes d'identité.
Il employait 240 salariés qui ont lutté contre la fermeture. Tous se retrouvent aujourd'hui sans emploi. La SCOP est pour eux l'unique perspective. "Notre projet reprend une centaine de personnes au démarrage. Ensuite, nous allons proposer des postes à nos collègues de la Sarthe qui sont aussi liquidés. Il n'y aurait qu'une ligne de production, une machine à papier au démarrage, une ligne de finition et les services annexes", projette Patrice Schaafs, délégué syndical CGT, co-responsable du projet de SCOP.

Une autre offre de reprise émanant aussi d'un ancien salarié est toujours en cours. Le tribunal de commerce devrait se prononcer d'ici la fin de l'été.
 

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