Vaccin anti-covid : dans les zones rurales, l'inquiétude des ambulanciers face au manque de rendez-vous

La loi prévoit une obligation vaccinale pour les soignants et les professions en contact avec des publics fragiles. En Seine-et-Marne, des ambulanciers alertent sur le manque de rendez-vous disponibles pour se faire vacciner.

Après une mauvaise chute, Marie-Claude, 74 ans, doit faire des examens médicaux. Serge et Morgane, des ambulanciers, vont s'occuper de son transfert. Pour cette patiente, direction l'hôpital pour une radio et une consultation puis retour à La Ferté-Gaucher.

Ce sont des professionnels vaccinés, avec pass sanitaire donc, qui n'auront pas de soucis pour travailler lundi 9 août, date de l'entrée en vigueur de la loi qui étend le pass sanitaire.

Mais depuis quelques jours, la profession s'inquiète quant à ses effectifs. Tous les ambulanciers ne sont pas vaccinés par manque de créneau, surtout en zone rurale. "Cela a été compliqué au début d'avoir des places comme je suis jeune. J'ai réussi à avoir les deux doses au mois de juin", raconte Morgane Famechon, ambulancière.

durée de la vidéo: 01 min 39
La crainte des ambulanciers face au manque de créneau pour se faire vacciner ©France 3 Paris Ile-de-France

Craintes sur la continuité des soins

La mise en place du pass sanitaire, validé ce jeudi soir par le Conseil constitutionnel, engendre beaucoup d'inquiétudes pour la continuité du traitement.

"Il y a eu l'arrêt subit au 16 mars 2020 de tout ce qui était ambulatoire, des blocs opératoires et de tout ce qui s'en suit. Du coup, on a reporté le suivi des maladies que connaissent certains de nos patients. Là, on recommençait à reprendre le rythme des consultations. Mais on a peur que l'on soit à nouveau sur une deuxième rupture du parcours de santé", craint Serge Beaujean, secrétaire général de la fédération des artisans ambulanciers.

Loi applicable jusqu'au 15 novembre

Car le Conseil constitutionnel a validé l'entrée en vigueur de nouvelles mesures qui visent à étendre le pass sanitaire à partir du 9 août. Il sera obligatoire pour les visiteurs ou les patients non urgents dans les établissements de santé et maisons de retraite tant que ce dernier ne fait pas "obstacle à l'accès aux soins". La décision sera laissée à "l'appréciation des soignants", précise une source proche du Conseil constitutionnel.

La loi promulguée, applicable "jusqu'au 15 novembre 2021 inclus", prévoit en outre une obligation vaccinale pour les soignants et d'autres professions en contact avec des publics fragiles. Ils ont jusqu'au 15 octobre pour présenter un schéma vaccinal complet.

Elle instaure enfin une procédure de suspension du contrat de travail sans rémunération en l'absence de pass. Le Conseil a néanmoins censuré la rupture anticipée de contrat des CDD ou intérimaires sans pass.

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
covid-19 santé société vaccins - covid-19