Seine-Saint-Denis : la vente des marchandises non alimentaires pourrait être interdite sur les marchés

A partir du jeudi 1er avril 2021, seules les denrées alimentaires pourraient être autorisées à la vente sur les marchés en Seine-Saint-Denis pour lutter contre la Covid, alors que dans certaines villes du département, les commerces "non essentiels" peuvent vendre leurs produits devant leur vitrine.

Illustration/Les commerces jugés "non essentiels" ont du baisser leur rideau depuis le 20 mars dernier.
Illustration/Les commerces jugés "non essentiels" ont du baisser leur rideau depuis le 20 mars dernier. © PHOTOPQR/L'INDEPENDANT/MAXPPP

Plus d'habits ou d'ustensiles de cuisine sur les étals des marchés en Seine-Saint-Denis. Pour lutter contre l'épidémie, la préfecture du département pourrait publier un arrêté dans ce sens. Seuls les commerces alimentaires auraient le droit de vendre leurs marchandises à partir du 1er avril. Objectifs : limiter la propagation et la concurrence déloyale. 

La Seine-Saint-Denis est le deuxième département le plus touché par le coronavirus juste derrière le Val-d'Oise avec 781 nouveaux cas de Covid-19 pour 100 000 habitants sur une semaine.

C'est un nouveau coup dur pour le commerce et pourtant dans certaines villes de Seine-Saint-Denis, la vente de produits jugés "non essentiels" est autorisée mais à l'extérieur des magasins sur des étals comme à Rosny-sous-Bois. 

Des étals devant les magasins sur le trottoir

Magasins de mode, d'ameublement, ou parfumeries, ces magasins "non essentiels" ont dû une nouvelle fois refermer leurs portes le 20 mars dernier, crise sanitaire oblige. A Rosny-sous-Bois, le maire de la ville en a décidé autrement. Les commerçants ont obtenu l’autorisation de continuer leur activité en installant des étals sur le trottoir. La mairie a publié un arrêté municipal les y autorisant jusqu’au 10 avril prochain.

Il leur est juste demandé de ne pas entraver la circulation sur l’espace public, d’éviter les rassemblements de plus de 6 personnes et respecter les gestes barrières.

"Laisser travailler les commerces de proximité en plein-air !"

Jacques Jean-Paul Martin, le maire de Nogent-sur-Marne dans le Val-de-Marne, un département voisin, en a également fait la demande. "Jeudi 25 mars, j’ai écrit à la  Préfète du Val-de-Marne, pour lui proposer de laisser les commerçants Nogentais, jugés non-essentiels par le gouvernement, installer leurs étals devant leur boutique", explique-t-il.

Une demande qui a été refusée par la préfecture. "J’ai retiré cet arrêté car la Préfète n’a pas autorisé ce mode de vente mais s’est engagée à trouver des solutions pour aider les commerçants en mobilisant une partie du plan de relance pour les commerces de centre-ville", poursuit le maire de la ville.

Pour les commerçants de Nogent-sur Marne, ce sera donc le "click and collect", lui autorisé. "La ville les aide en fournissant éventuellement des tables que l’on pose à l’entrée du magasin. Le commerçant vend ce qui a été commandé par téléphone. Cela permet de garder un minimum d’activité économique", plaide Jacques Jean-Paul Martin ajoutant avoir mis en place avec la Chambre de commerce et d'industrie, des sessions de formation pour aider les commerçants de sa ville à se "digitaliser" et développer le système de click & collect.

 

 

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