Bobigny : la souffrance au travail en question après le suicide d'un chirurgien à l'hôpital Avicenne

L'hôpital Avicenne à Bobigny. / © PHOTOPQR/LE PARISIEN
L'hôpital Avicenne à Bobigny. / © PHOTOPQR/LE PARISIEN

Après le suicide du professeur Barrat, chirurgien, au sein de l'hôpital Avicenne situé à Bobigny, le 4 février dernier. Plusieurs de ses confrères dénoncent des conditions de travail de plus en plus difficiles qui pourraient expliquer son geste.

Par France 3 Paris / VP

C'était le 3 février dernier, un dimanche, à l'hôpital Avicenne à Bobigny. Le professeur Christophe Barrat, chirurgien, se défenestrait de son bureau situé au 5ème étage de l'hôpital. Un suicide à l'hôpital.

Selon un communiqué de la direction de l'AP-HP  le médécin souffrait d'une maladie grave ce qui aurait expliqué son geste. Pourtant plusieurs de ces confrères choqués se sont exprimés comme le Dr Christophe Prudhomme, urgentiste à Avicenne et membre de l’Association des médecins urgentistes de France et de la Confédération générale du travail (CGT). Dans le Quotidien du médecin, le Syndicat national des praticiens hospitaliers anesthésistes-réanimateurs (SNPHARe) réclamait une enquête interne et dénonçait la souffrance des professionnels dans le milieu hospitalier. Une souffrance également évoquée par l'Ordre des Médecins dans son message.
 

Les journalistes de Mediapart de leur côté ont reccueilli plusieurs témoignages dans lesquels les praticiens dénoncent la restructuration de l'AP-HP et les violences qu'elle engendre.
 

Sur le même sujet

Recherche : dans les laboratoires, le blues des chercheurs français

Les + Lus