Crack à Paris : le maire de Pantin demande un "calendrier précis" de la prise en charge des consommateurs

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Écrit par Marc Taubert avec Tom Rousset

Ce mardi, le comité institutionnel du Plan crack a annoncé de nouvelles mesures de prises en charge des consommateurs de cette substance. Suite à ces annonces, le maire (PS) de Pantin, Bertrand Kern, a demandé à l'exécutif un calendrier précis pour la mise en place de ces mesures.

Une réunion et un satisfecit des différents services de l'État concernant la gestion des consommateurs de crack. Cette réunion, à laquelle participaient les préfets de police de Paris et de région, l'ARS d'Île-de-France et la mairie de Paris, avait pour vocation de souligner "les nombreuses actions engagées par l’Etat pour traiter la situation tant en terme d’ordre public que social et médico-social", est-il expliqué dans un communiqué de presse conjoint.

Le maire (PS) de Pantin n'est pas de cet avis. Selon lui, la réunion "fût, comme lors de la précédente réunion il y a quatre mois, l’occasion de constater l’insatisfaction générale des élus nationaux et locaux, de toutes appartenances politiques, face à la situation actuelle".  

Déplacer les consommateurs

Ce dernier demande à l'État de fixer un "calendrier précis à court et moyen termes" pour "soulager les riverains par des actions renforcées des services de la police et des services de la propreté, afin d’empêcher toute agression physique et verbale et que les abords cessent de se dégrader".

De leur côté, les services de l'Etat arguent que les maraudes ont été renforcées, qu'un bus d'accueil a été affrété, que "la mobilisation de l’ARS a permis d’améliorer nettement la prise en compte d’une part des besoins psychiatriques et d’autre part du suivi des injonctions thérapeutiques prononcées par la justice" et surtout, que le dispositif ASSORE qui permet "une solution de mise à l’abri avec accompagnement médico-social" a été porté à 510 places.

"Tout cela reste profondément insatisfaisant ! Il est nécessaire que l’ARS aille plus vite et plus loin dans ses démarches pour éviter, notamment, une énième annonce de déplacement qui ne résout rien", déplore M. Kern. Le maire de Pantin affirme en effet que le préfet de Police de Paris a annoncé le 27 janvier qu’il souhaitait déplacer les usagers du crack du square de la Villette vers un autre lieu dans le 12e arrondissement mais a dû renoncer face à la protestation d'élus.