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Le débat du premier tour des législatives en Île-de-France et la refonte du droit du travail

Pour éclairer le choix des électeurs, quatre jours avant le premier tour, France 3 Paris Île-de-France a réuni sur son plateau les représentants des cinq principales formations politiques présentes dans ce scrutin.

Cinq invités se sont retrouvés sur le plateau de France 3 Paris Île-de-France pour aborder ce premier tour des élections législatives 2017 :

 - Roger Karoutchi, pour Les Républicains, sénateur des Hauts-de-Seine
 - Aurore Bergé, pour La République en marche, conseillère municipale de Magny-les-Hameaux et candidate dans la 10ème circonscription des Yvelines.
 - Alexis Corbière, pour La France insoumise, porte parole de Jean-Luc Mélenchon et candidat dans la 7ème circonscription de Seine-Saint-Denis
 - Jordan Bardella, pour le Front national, Conseiller régional d'Île-de-France, Secrétaire départemental du FN en Seine-Saint-Denis, candidat dans la 12ème circonscription de Seine-Saint-Denis
 - Olivier Faure, pour le Parti socialiste, ex-président du groupe socialiste, écologiste et républicain à l'Assemblée nationale, porte-parole du Parti Socialiste et candidat à un nouveau mandat dans la 11ème circonscription de Seine-et-Marne

La réforme du droit du travail

C'est de loin le sujet qui est dans toutes les conversations. Celui aussi qui fait l'actualité car, Emmanuel Macron l'a répété pendant la campagne électorale présidentielle, c'est le projet présidentiel prioritaire, celui qui va occuper tout l'été avec l'objectif de le rentrer dans la loi à l'automne 2017.

C'est Alexis Corbière qui, le premier, va donner le ton, passionné, du débat autour du code du travail. Pour La France insoumise, il n'existe aucune corrélation, aucun lien entre l'épaisseur du code du travail et le niveau de l'emploi. Pour Alexis Corbière, c'est une "lubie" de croire que pour créer des emploi, il faut flexibiliser au maximum le travail et le droit du travail. Et il poursuit en soulignant qu'Emmanuel Macron n'a jamais avancé le début d'une piste de ce qu'il faut faire pour créer de l'emploi. En revanche, dit-il, "pour précariser, il fourmille d'idées et c'est le patronat qui applaudit".
Le Front national avec Jordan Bardella dénonce lui la volonté de mettre en place "une loi El Khomri puissance 10", et pointe la méthode de recours aux ordonnances pour la faire passer. Défendant la préférence nationale, il réclame aussi une baisse des charges, et réaffirme l'opposition du FN au principe de cette réforme du droit du travail.

Aurore Bergé, de La République en marche, défend, bien sûr, le choix de la procédure des ordonnances pour faire adopter cette loi et préfère ensuite parler du volet formation professionnelle et de l'assurance chômage universelle qui découlent de cette loi.

"C'est flou, y'a un loup", dit Roger Karoutchi

Roger Karoutchi, pour Les Républicains, dénonce lui aussi la méthode des ordonnances et souligne l'absence de clarté dans les réelles intentions du gouvernement sur ce projet de réforme. Il rappelle qu'on ne sait rien en réalité, du projet. Il reproche à Emmanuel Macron de ne pas dévoiler son projet concret avant les législatives et de tromper ainsi les Français.

Même tonalité, mêmes reproches de la part d'Olivier Faure, pour le Parti socialiste. qui lui aussi constate qu'on s'apprête à faire voter les Français sans leur dire vraiment sur quoi ils vont voter.

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