• SOCIÉTÉ
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SPORT
  • FAITS DIVERS
  • CULTURE

En Seine-Saint-Denis, des salariés testent les horaires décalés pour éviter les trains bondés

© Miguel Medina/AFP Photos
© Miguel Medina/AFP Photos

Des trains et métros bondés aux heures de pointe, d'autres à moitié vides aux heures creuses, le problème des transports en commun en région parisienne est bien connu. Pour y remédier, une expérimentation permettant à des milliers de salariés de travailler en horaires décalés a démarré, lundi 1er décembre.

Par EB avec AFP

Pour l'instant, les premiers à tester le dispositif sont les employés du campus SFR de Saint-Denis, qui regroupe 4 000 personnes environ. Désormais, ceux-ci ont la possibilité de décaler leur horaire d'arrivée sur le site. Alors qu'ils étaient attendus entre 8 heures et 9 h 30 jusqu'à présent, ils peuvent désormais arriver plus tôt – à partir de 7 heures – ou plus tard – jusqu'à 10 heures.

Une quinzaine d'autres entreprises, dont la SNCF, Orange et Siemens, pourraient participer à cette expérimentation, menée dans l'agglomération de Plaine commune, regroupant neuf villes du 93. « A terme, près de 20 000 salariés » seront concernés, a précisé une porte-parole de SNCF Transilien.

« LES TRAINS SONT PLEINS À 250 % »

La SNCF Transilien avait lancé au printemps 2013 une réflexion sur ces « horaires décalés » afin de désaturer son réseau, notamment sur le territoire de Plaine commune, où le trafic ferroviaire a explosé de 50 % en une décennie. Puis une commission « 3 T » (trajets, trafics, temporalités) a été mise en place à la mi-novembre. Elle se réunira pour la première fois en janvier et rendra les premiers résultats de ses travaux au printemps.

L'objectif est de réduire « de 10 % la demande de transport » aux heures de pointe, où « les trains sont pleins à 250 % (...) alors qu'ils ont des taux d'occupation de 40 % en heures creuses », précise la SNCF.

Sur le même sujet

Série Musée de la Libération 4/4

Les + Lus