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A Noisy-le-Sec (93), le Préfet contraint le maire à accueillir des réfugiés

La préfecture de Seine-Saint-Denis a annulé l'arrêté pris par le maire UDI de Noisy-le-Sec qui refuse d'accueillir une quarantaine de réfugiés dans un local réquisitionné par l'État sur sa commune.
Le préfet de Seine-Saint-Denis a pris à son tour un arrêté par lequel il rappelle que le bâtiment, qui est la propriété du Conseil départemental, a été réquisitionné jusqu'en avril 2016 pour y accueillir des "migrants et réfugiés en provenance notamment d'Irak, de Syrie et d'Érythrée conformément aux engagements internationaux de l'État".
Les travaux pourront reprendre dès la publication de l'arrêté, précise le préfet délégué pour l'égalité des chances, Didier Leschi, dans un courrier adressé au maire.

Lundi dernier, 28 septembre, en vertu d'un arrêté pris par le maire le 23 septembre, les ouvriers chargés de travaux d'aménagement de cet ancien site de Protection maternelle et infantile avaient trouvé des scellés et des policiers municipaux devant le bâtiment.
Le maire UDI de Noisy-le-Sec, Laurent Rivoire, dit ne pas être opposé à la réquisition mais ajoute qu'il y a des règles à respecter.« C'est aberrant de commencer des travaux sans  demander les autorisations administratives et celle de la copropriété » souligne le maire, précisant qu'un mur porteur avait été ouvert, ce qui nécessite l'accord de la copropriété. «Tout comme le changement de destination d'un bien, de bureaux à logements, doit également faire l'objet d'une déclaration en mairie.»
Il a précisé qu'une procédure en référé devant le tribunal de Bobigny avait été lancée mercredi dernier (30 septembre) dont le jugement sera rendu vendredi 9 octobre.
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