Des peines allant jusqu'à 15 ans de prison, 4 ans après le meurtre du jeune Fossary Sanha à Pantin

Les peines prononcées par la cour d'assises de la Seine-Saint-Denis vont jusqu’à 15 ans de prison (illustration). / © LOIC VENANCE / AFP
Les peines prononcées par la cour d'assises de la Seine-Saint-Denis vont jusqu’à 15 ans de prison (illustration). / © LOIC VENANCE / AFP

Il y a 4 ans, Fossary Sanha, un adolescent de 16 ans, mourrait après plusieurs coups de couteau reçus lors d'une rixe à Pantin. Huit hommes viennent d’être condamnés vendredi, avec des peines allant de 2 à 15 ans de prison.
 

Par France 3 Paris IDF / AFP.

Le verdict a été rendu dans une salle pleine et silencieuse, avec de nombreux policiers présents. La cour d'assises de la Seine-Saint-Denis a condamné vendredi huit hommes pour le meurtre du jeune Fossary Sanha, avec des peines allant de 2 à 15 ans de prison. Quatre autres personnes ont par ailleurs été acquittées, dans ce procès qui aura duré un mois.

« Justice a été rendue, a réagi Me Serge Money, avocat de la famille de la victime. Fossary n'est pas mort pour rien, ce n'est pas la justice de la rue, de la rumeur mais la justice de la République. Quand on a une peine de plus de 10 ans, c'est qu'on a du sang entre les mains. »
Le drame remonte à la nuit du 10 au 11 octobre 2015 : Fossary Sanha, un lycéen de 16 ans, mourrait après plusieurs coups de couteau reçus lors d'une rixe à Pantin. Ses agresseurs l’avaient abandonné gisant dans son sang sur le trottoir.

La défection de nombreux témoins

A l'origine du meurtre, d’après les enquêteurs : le « vol d'un moto-cross », « une embrouille de filles », et surtout une rivalité ancienne entre les cités 45 à Aubervilliers et les 4 000 du côté de La Courneuve. L’arrestation des accusés, dont huit sont détenus depuis trois ans, a été permise par la téléphonie, l'ADN et deux témoins directs.
Pour ce qui est des réquisitions, l'avocate générale avait demandé mercredi des peines allant de 6 à 15 ans de prison, ainsi que deux acquittements. Les jurés ont été confrontés au mutisme de nombreux témoins et la présidente a dû ordonner à la police d'amener les témoins clés de cette affaire devant la cour d'assises.

Un procès sous haute tension

A noter aussi une suspicion de pression sur l'un des six jurés : une personne se présentant comme le cousin de l'un des accusés a e effet interrogé un juré sur le déroulement du procès. Le parquet de Bobigny a d’ailleurs ouvert une enquête pour déterminer s'il y eu, ou non, une volonté d'influencer le juré.
Une semaine à peine avant l’annonce des condamnations, un accusé s’était par ailleurs présenté le visage blessé après avoir témoigné. La présidente de la cour, Xavière Simeoni, avait ainsi ordonné le huis clos face au climat très tendu du procès.

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