Saint-Denis: jets de mortiers sur le commissariat

Un commissariat de Saint-Denis a été visé par des tirs de cocktails Molotov. / © WOSTOK PRESS/MAXPPP
Un commissariat de Saint-Denis a été visé par des tirs de cocktails Molotov. / © WOSTOK PRESS/MAXPPP

La nuit du 13 au 14 juillet a été émaillée de violences à Saint-Denis. Des jeunes ont visé le commissariat et s’en sont pris aux forces de l’ordre.

Par Céline Cabral

Le commissariat de Saint-Denis a été la cible de tirs aux mortiers dans la nuit de samedi à dimanche. Des policiers ont été pris à partie par une trentaine de jeunes. Les forces de l’ordre ont reçu l’aide de renforts. Les fonctionnaires ont tiré au LBD40 et usé leur stock de grenades lacrymogènes pour disperser les agresseurs. Plusieurs dégâts ont été constatés aux abords du commissariat. Les jets de mortiers n’ont pas fait de blessé.  


La scène a été filmée. La vidéo a été diffusée sur les réseaux sociaux.  
 
 

« Tant qu’il n’y aura pas de condamnations fermes, les choses ne changeront pas »

« Nous sommes face à des jeunes qui n’ont pas peur de la police. Samedi soir, on a évité le pire à Saint-Denis. Le commissariat aurait pu prendre feu. C’est dramatique de s’attaquer ainsi à une institution. Avant, on nous tendait des guets-apens en patrouille. Maintenant, on vient nous attaquer dans nos propres locaux », indique Grégory Goupil, secrétaire régional du syndicat Alliance Police Nationale 93.

« Malheureusement, ajoute-t-il, pendant que l’on se défend face à ces jeunes, pour qui c’est un jeu de nous attaquer, nous ne protégeons pas les Français. Cette même nuit, un jeune est mort, assassiné. Si nous n’avions pas été mobilisés sur ces missions parasites, peut-être aurions-nous pu intervenir sur la rixe et anticiper ce coup fatal. Tant qu’il n’y aura pas de condamnations fermes, les choses ne changeront pas. »
 

D’autres incidents dans la région

Dans la nuit de vendredi à samedi, une trentaine d’individus ont également utilisé des mortiers d’artifice pour attaquer les forces de l’ordre à Grigny (Essonne).

Une ambulance a été incendiée dans le XIXe, à Boulogne-Billancourt les policiers ont essuyé des jets de mortiers comme à Créteil.
 

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