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A Saint-Denis, le festival fait tomber “les barrières du classique”

Nathalie Rappaport, directrice du festival de Saint-Denis. / © DR
Nathalie Rappaport, directrice du festival de Saint-Denis. / © DR

Avec 45.000 spectateurs au fil de l'année, le festival de Saint-Denis est l'un des événements majeurs de la saison de la musique classique en Île-de-France. Retour sur l'édition 2016 du festival avec sa directrice Nathalie Rappaport.

Par France 3 Paris IDF

Depuis 1979, le festival de Saint-Denis accueille les amoureux de la musique classique. L'occasion de découvrir de nouveaux univers musicaux pour les mélomanes, avec cette année la participation de Goran Bregovic et Rosemary Standley. Retour sur les grands moments de l'édition 2016, avec la directrice du festival Nathalie Rappaport.

S'il fallait retenir un moment fort du festival de Saint-Denis 2016, quel serait-il ?

C'est toujours difficile de choisir ! Car un festival reste une succession de moments forts. Si je devais vraiment choisir, je dirais que la troisième symphonie de Mahler interprétée par l'Orchestre philharmonique de Radio-France m'a particulièrement marquée. Tout comme la création de Goran Bregovic, avec l'Orchestre national d'Île-de-France, accompagnés de trois violonistes de traditions différentes. C'est un beau message de paix que ce musicien originaire de Sarajevo, une ville durement marquée par la guerre, nous a envoyé. Car nous sommes là pour apporter des moments d'émotion. Et c'est la responsabilité des musiciens de rester en phase avec leur époque. 

Le choix de faire venir Goran Bregovic n'est pas neutre. C'est la recette pour attirer de nouveaux publics, éloignés de l'univers du classique ?

Le festival de Saint-Denis s'inscrit dans une longue tradition : celle de vouloir décloisonner l'univers de la musique classique. Goran Bregovic était ainsi déjà venu en 2002. L'ouverture reste le maître-mot du festival, car le classique est un patrimoine à partager avec le plus grand nombre possible. C'est dans ce cadre que s'inscrivent les concerts au pavillon musical, dans le parc de la Légion d'honneur.

Et ça marche ?

Nous avons beaucoup de retours positifs du public. Les gens sont attachés à la diversité, à la découverte. Le public de Bach n'est pas forcément celui de Rosemary Standley. Et les fans de la chanteuse de Moriarty ne connaissaient pas nécessairement des oeuvres plus classiques. Ce qui nous intéresse justement, c'est cette circulation des publics.

► Retrouvez la Neuvième symphonie de Beethoven en direct sur le site de France 3 Paris Île-de-France, jeudi 23 juin, à 20h30

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