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Saint-Ouen : un squat latino s’installe dans de nouveaux locaux après un mois à camper devant la mairie

Les réfugiés campaient depuis août devant la mairie de Saint-Ouen, après avoir été expulsés d’un squat dans d’anciens bureaux et entrepôts possédés par la Ville. / © BERTRAND GUAY / AFP
Les réfugiés campaient depuis août devant la mairie de Saint-Ouen, après avoir été expulsés d’un squat dans d’anciens bureaux et entrepôts possédés par la Ville. / © BERTRAND GUAY / AFP

La centaine de réfugiés sud-américains installés depuis début août devant la mairie de Saint-Ouen ont investi mardi soir de nouveaux locaux, sans autorisation. Les familles espèrent pouvoir y rester quelques mois, « faute de mieux ».

Par France 3 Paris IDF / AFP

Une solution temporaire choisie par défaut, « faute de mieux ». La centaine de réfugiés latinos qui campaient depuis un mois devant la mairie de Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis, ont décidé de s’installer dans de nouveaux locaux mardi soir.
Colombiens, Péruviens, Boliviens, Vénézuéliens, Cubains... Les migrants – expulsés fin juillet d’un squat situé dans d’anciens bureaux et entrepôts possédés par la Ville – ont levé définitivement le camp, après avoir démonté les tentes et emporté les chariots. Direction le 23 rue Bauer, non loin d’ailleurs des locaux qu'ils occupaient avant de devoir s’installer devant l’hôtel de ville.

Des matelas à même le sol et une cuisine improvisée

A l'intérieur du nouveau lieu, les familles – parmi lesquelles on compte une quarantaine d'enfants – ont posé des matelas à même le sol, et monté une cuisine improvisée et des tentes dans des coins. « Le squat, c'est une solution par défaut, explique Jean-Baptiste Eyraud, le porte-parole de l'association DAL (Droit au logement). Ces familles voudraient un logement social, payer un loyer comme tout le monde. »
S’il s’agit d’une « solution temporaire », le porte-parole juge que les réfugiés « devraient y être tranquilles quelques mois ». L’association « demande à la mairie de ne pas lancer de procédure d'expulsion », misant sur la trêve hivernale, qui débute le 1er novembre et s’étale jusqu’au 31 mars.

France 3 Paris Île-de-France a contacté mercredi matin la mairie de Saint-Ouen.

 

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