Un policier de Saint-Ouen soupçonné d'avoir participé à un vaste trafic de voitures volées

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Écrit par Marc Taubert avec AFP

Ce fonctionnaire de police est soupçonné d'avoir supprimé du Fichier des véhicules volés (Foves), des véhicules retrouvés et de les avoir proposés à un réseau de trafiquants. Il a été mis en examen pour "association de malfaiteurs" et "blanchiment aggravé".

Une soixantaine de véhicules sont concernés pour un préjudice avoisinant le million d'euros. Un policier affecté au commissariat de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) est soupçonné d'avoir supprimé du Fichier des véhicules volés (Foves), des véhicules retrouvés, sans avertir leurs propriétaires.

Ensuite, il les aurait proposés moyennant une commission à un réseau de trafiquants chargé de les maquiller et les revendre, selon une source proche de l'enquête.

Poursuites judiciaires

Il a été mis en examen pour "association de malfaiteurs" et "modification frauduleuse du fichier de police", soupçonné d'avoir participé à une vaste affaire de corruption et de trafic de voitures volées, a-t-on appris samedi auprès du parquet de Bobigny.

Le fonctionnaire affecté au commissariat de Saint-Ouen a été placé sous contrôle judiciaire vendredi soir avec l'interdiction d'exercer une activité de police, a indiqué le procureur de Bobigny Éric Mathais.

À l'issue de quatre jours de garde à vue, il est également mis en examen pour "blanchiment aggravé".

Un second policier blanchi

Au total, treize personnes, dont deux policiers, avaient été placées en garde à vue mardi. Les interpellations avaient été menées par l'IGPN, la "police des polices", et l'Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO) sur commission rogatoire d'une juge d'instruction de Bobigny.

La garde à vue du second policier, en poste à Paris, a été levée vendredi après-midi sans poursuite.

Parmi les interpellés, quatre autres ont été mis en examen pour "association de malfaiteurs" et "aucun n'a été incarcéré", a précisé le parquet de Bobigny.

Les policiers ont également mené un vaste coup de filet dans le réseau des trafiquants de voitures présumés, procédant à onze interpellations dans les agglomérations de Marseille, Orléans, Toulouse et Perpignan.