Telif contre le Figaro : des élus d'Île-de-France se mobilisent pour la TV francilienne

Une télécommande sur une télévision (image d'illustration). / © PHOTOPQR/L'ALSACE
Une télécommande sur une télévision (image d'illustration). / © PHOTOPQR/L'ALSACE

Une cinquantaine d'élus ont apporté leur soutien au projet de chaîne de télévision hertzienne Telif. Le Conseil supérieur de l'audiovisuel doit se prononcer sur l'attribution d'une fréquence de la TNT en Île-de-France, pour laquelle deux projets s'opposent. Explications...

Par France 3 Paris IDF (avec AFP)

Qui du Figaro ou de Telif décrochera la fréquence de la TNT ? Si le CSA aura le dernier mot, un nouveau chapitre s'est ouvert lundi dans la bataille entre les deux candidats. Une cinquantaine d'élus de la région, dont la maire PS de Paris Anne Hidalgo, ont en effet apporté leur soutien au projet défendu par Telif, le regroupement de sept chaînes de télévision locales.

Les mésaventures de Telif

Porté par la société Franciliennes TV, accompagnée de plusieurs investisseurs, le projet Telif avait été préselectionné en juin par le CSA. Revirement fin décembre, lorsque l'instance a estimé que le projet manquait de financements. De quoi rebattre les cartes. Depuis, Telif et d'autres candidats ont redéposé des demandes de fréquence, sur lesquels le CSA doit trancher.

Le 27 janvier dernier, la maire PS de Paris Anne Hidalgo a envoyé un courrier au Conseil supérieur de l'audiovisuel, rapportent L'Express et l'AFP.  Elle y déclare son soutien au nom des "valeurs du pluralisme", indiquant que la ville de Paris souhaite "accompagner la chaîne" avec "différentes formes de collaboration".

► VOIR le clip de promotion de Telif
Nicolas Dupont-Aignan, Nathalie Kosciusko-Morizet, Benoît Hamon, ou encore Jean-Vincent Placé... 51 parlementaires et élus d'Île-de-France ont également signé une motion de soutien au projet. "A un moment où les médias accessibles à tous (une fréquence TNT gratuite étant un bien public) doivent affirmer plus que jamais une ligne éditoriale défendant des valeurs de diversité et de laïcité, nous, parlementaires et élus d'Ile-de-France, affichons notre soutien à Franciliennes TV", indique le texte.

Attaques "abjectes"

Face à Telif, le projet "IFTV Service" des groupes Le Figaro (à 49 %) et Secom (à 51 %). Ce dernier, présidé par Bruno Lecluse, édite déjà plusieurs chaînes locales ou thématiques comme Grand Lille TV, TV Melody, The Museum Channel ou MyZen TV. Fondateur de la chaîne catholique KTO, il est également diacre permanent à Lille. Selon l'AFP, en privé, les partisans de Telif laissent entendre que Bruno Lecluse ne serait pas neutre sur le terrain religieux.

Un argument rejeté avec force par les responsables du projet Le Figaro/Secom qui font valoir que les convictions de Bruno Lecluse n'ont rien à voir ni avec ses activités professionnelles ni avec le projet de chaîne, et dénoncent des attaques "abjectes" et "peu respectueuses de la laïcité".

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