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Argenteuil : les proches d’Ali Ziri commémorent sa mort 8 ans après

© F3 / I Dupont
© F3 / I Dupont

Un rassemblement à la mémoire d'Ali Ziri se tient ce samedi à Argenteuil en présence de représentants de familles de victimes de violences policières présumées, comme Amal Bentounsi, Assa Traoré ou Ramata Dieng.

Par France 3 Ile de France

Ali Ziri avait été interpellé le soir du 9 juin 2009 avec un ami à bord d'un véhicule conduit par ce dernier. Fortement alcoolisés, les deux hommes avaient été transportés au commissariat d'Argenteuil et placés en garde à vue.

Tombé dans le coma, Ali Ziri était mort deux jours plus tard. Alors qu'une première autopsie avait imputé son décès à des problèmes cardiaques et à l'alcoolémie, une contre-expertise avait révélé la présence d'une vingtaine d'hématomes, dont certains larges de 17 cm.

Après trois ans d'enquête, le juge chargé de faire la lumière sur le drame avait pourtant décidé de ne pas poursuivre les policiers impliqués dans l'interpellation, expliquant n'avoir établi "aucun acte de violence volontaire qui aurait été la cause directe ou indirecte du décès".

Et la cour d'appel de Rennes avait considéré que les policiers n'avaient "fait usage que de la force strictement nécessaire" pour maîtriser les retraités. En février 2016, la Cour de cassation avait validé le non-lieu rendu par cette juridiction deux ans plus tôt.

Après sept années de procédure et un rejet définitif du pourvoi en Cassation porté par la famille, cette affaire se trouve désormais entre les mains de la Cour européenne des Droits de l’Homme


L'avocat de la famille Ziri, Me Stéphane Maugendre, a indiqué avoir saisi la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) en juin 2016. "L'affaire a été déclarée recevable et la procédure suit son cours", a déclaré le défenseur qui espère obtenir une condamnation de l'État français au bénéfice de la fille de la victime. "J'attends aussi des avancées sur le plan législatif alors que la France se fait régulièrement condamner pour violences policières. Il faut notamment que les enquêtes judiciaires soient effectives", a poursuivi Me Maugendre, rappelant que dans le cadre de l'instruction de l'affaire Ziri, "le juge n'avait entendu personne".

De son côté l'Acat s'alarme régulièrement des techniques d'immobilisation utilisées par les forces de l'ordre comme le placage ventral ou le pliage, et réclame que le débat soit porté sur la place publique.

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