Bilal Taghi condamné à 28 ans de réclusion pour avoir tenté d’assassiner deux surveillants de la prison d’Osny

Bilal Taghi, le 19 novembre. / © BENOIT PEYRUCQ / AFP
Bilal Taghi, le 19 novembre. / © BENOIT PEYRUCQ / AFP

Bilal Taghi, jugé aux assises à Paris pour avoir agressé deux surveillants de la prison d’Osny (Val-d'Oise) en 2016, dans le quartier dédié aux détenus "radicalisés", a été condamné vendredi à 28 ans de réclusion criminelle assortis d'une période de sûreté des deux tiers.

Par France 3 PIDF / AFP

L’attaque avait conduit à repenser largement le traitement des détenus « radicalisés » au sein de l'administration pénitentiaire. Le détenu Bilal Taghi a été condamné vendredi à 28 ans de réclusion criminelle assortis d'une période de sûreté des deux tiers, pour avoir tenté d'assassiner deux surveillants de la prison d'Osny, dans le Val-d'Oise, en 2016. Une agression considérée comme le premier attentat djihadiste en détention.
L’attaque, violente et déterminée, était survenue au sein même d'une unité dédiée à la déradicalisation, où l’homme purgeait une peine de cinq ans pour un départ avorté en Syrie. L’accusé, de nationalité franco-marocaine et âgé de 27 ans, avait aussitôt reconnu avoir voulu tuer un « représentant de l'Etat français » au nom de l’Organisation Etat Islamique, expliquant qu'il recommencerait s'il en avait « l'occasion ».

Une demande de « pardon » adressée aux victimes avant le verdict

Devant la justice, Bilal Taghi a assuré avoir renoncé à l'idéologie salafiste djihadiste du groupe terroriste. Ce vendredi dans la matinée, il a demandé « pardon » aux victimes. La veille, il avait évoqué, en larmes, le « cours d'humanité » adressé par l'une de ses victimes, comme « une claque dans la gueule ». « Je pense que tout n'est pas perdu », lui avait d’ailleurs adressé le surveillant Philippe X.
A l'énoncé du jugement, Bilal Taghi s'est affaissé sur son banc dans un soufflement de soulagement. Le surveillant Philippe X. s'est avancé vers son box, avant de lui glisser quelques mots et de serrer la main aux avocats de la défense. A noter que le parquet avait requis la perpétuité, assortie d'une période de sûreté de 22 ans, estimant que l’accusé n'avait « cessé de mentir ». Si elles le souhaitent, les parties ont dix jours pour faire appel.
 

A lire aussi

Sur le même sujet

Les + Lus