Le député François Pupponi et ex maire de Sarcelles fait appel de sa condamnation pour des dépenses abusives

Publié le Mis à jour le
Écrit par Tania Wattine, Isabelle Audin et Emmanuelle Hunzinger
L'ex maire de Sarcelles François Pupponi condamné d'abus de biens sociaux, faux et usage de faux.
L'ex maire de Sarcelles François Pupponi condamné d'abus de biens sociaux, faux et usage de faux. © AURELIEN MORISSARD / MAXPPP

Le député de la 8e circonscription du Val-d'Oise François Pupponi  (MoDem) a été condamné mercredi à 5.000 euros d'amende pour des dépenses abusives à hauteur de 27.000 euros. Il a fait appel de cette décision.

Le tribunal de Pontoise a condamné François Pupponi pour des faits "d'abus de biens sociaux, faux et usage de faux". Il est accusé d'avoir utilisé à des fins personnelles entre 2004 et 2006, la carte de crédit de SEM Chaleur, la société chargée du chauffage de 40.000 Sarcellois, alors qu'il en était président. Il lui est reproché des retraits et des notes de restaurants et d'hôtels, à Paris ou en province, pour plus de 27.000 euros.

5000 euros d'amende

Le parquet avait requis une peine de six mois de prison avec sursis et 20.000 euros d'amende. Le tribunal a retenu la prescription des faits pour la période allant de janvier à la fin juin 2004 et l'a condamné à une amende de 5.000 euros.

"Au bout de 15 ans de procédure, la justice a considéré qu’il y a des faits répréhensibles mais qui sont de faible gravité" a déclaré l’ancien élu de Sarcelles, qui s’est dit satisfait de ce jugement. Néanmoins il a décidé de faire appel. "Je ne peux pas accepter cette décision, parce que ce que l’on me reproche, ce sont des faits que je n’ai pas commis", a déclaré François Pupponi. "C’est une question d’honneur et de principe", a martelé l’élu affirmant vouloir éêtre blanchi et n’avoir agi que dans l’intérêt des Sarcellois."

27 000 euros détournés

L’actuel maire socialiste de Sarcelles Patrick Haddad a pris "acte de cette décision sans la commenter", mais se "satisfait" que la SEM chaleur "soit officiellement reconnue victime d'abus de bien social de la part de François Pupponi à l'époque où il la présidait".

"27 000 euros ont été détournés et utilisés à des fins personnelles. La SEM Chaleur appartient à 60 % à la ville, nous en sommes actionnaires majoritaires, c’est la raison pour laquelle nous nous sommes portés partie civile. On doit défendre les intérêts de la ville", a-t-il précisé. Ajoutant : "il y a un principe moral, pour les frais de représentation, il y a des indemnités d’élus, il y a une enveloppe. Les choses sont claires. On ne peut pas utiliser différentes fonctions, différentes cartes bleues et mélanger les intérêts publics et privés. En tant qu’élu on doit être exemplaire", a-t-il déclaré.

Pour la municipalité socialiste, des éléments troubles apparaissent encore dans la gestion passée de cette SEM. "On ne s’explique pas l’évaporation d’autres sommes d’argent", dénonce Jean-Jacques Krys, actuel pdt de la SEM Chaleur et maire -adjoint. Selon lui, il manquerait encore 170 000 euros dans les comptes de la société d'économie mixte. Celui-ci souhaite porter à nouveau plainte pour que la lumière soit faite.

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