Le psychiatre poignardé par un patient à Sarcelles (95) est dans un état critique

Le psychiatre de 69 ans poignardé à une dizaine de reprises par un déséquilibré dans un centre médical, à Sarcelles (Val-d'Oise), était toujours samedi dans un état "critique", après avoir été longuement opéré dans la nuit.

Par Christian Meyze et AFP

Le médecin, touché au dos et au thorax, a été longuement opéré pendant la nuit, a indiqué le procureur de Pontoise (Val-d'Oise), Yves Jannier. "Son état a été stabilisé, mais reste critique".

L'auteur présumé de l'agression, un jeune homme de 25 ans souffrant de troubles psychologiques, a par ailleurs reconnu les faits en garde à vue. "Il a expliqué qu'il souhaitait se venger des médecins", a précisé Yves Jannier, qui précise toutefois que la victime n'était pas "son médecin habituel".
Le jeune homme devrait être déféré samedi soir 14 juin au parquet de Pontoise, en vue d'une mise en examen pour tentative d'assassinat.

Le psychiatre, présenté par ses collègues comme un médecin "très expérimenté", a été violemment agressé par le patient vendredi matin 13 juin lors d'une consultation dans un centre médico-psychologique (CMP) à Sarcelles, dépendant de l'hôpital de Gonesse (Val-d'Oise). L'agresseur "s'est présenté au secrétariat, a demandé à voir le médecin qui le suivait", sans éveiller de soupçons, raconte le directeur de l'hôpital, Jean-Pierre Burnier. Son psychiatre n'étant pas là, il s'est jeté sur sa victime, la rouant de coups puis la poignardant à une dizaine de reprises.

Grièvement blessé, le médecin a été transporté à l'hôpital Georges-Pompidou, à Paris. L'agresseur présumé, qui était dans un premier temps parvenu à fuir à pied, a été interpellé une heure après les faits, en regagnant son domicile, situé à quelques centaines de mètres du cabinet médical.
Plusieurs policiers avaient été placés en surveillance devant son immeuble. Ils l'ont facilement maîtrisé. Le jeune homme a alors remis aux fonctionnaires un couteau de vingt centimètres de long, couvert de sang.

Suivi en pédopsychiatrie lorsqu'il était enfant puis en psychiatrie depuis l'âge adulte, l'agresseur présumé était connu depuis plusieurs années au CMP de Sarcelles. Il "avait été dangereux, mais jamais envers les médecins", ce qui lui avait valu plusieurs hospitalisations d'office, a précisé M. Burnier.

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