Val-d'Oise : un homme condamné à 20 ans de réclusion après avoir tenté de brûler vive sa fiancée

L’accusé aurait tenté de maquiller son crime en accident de la route (illustration). / © PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP
L’accusé aurait tenté de maquiller son crime en accident de la route (illustration). / © PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP

Un homme a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle, vendredi à Pontoise. En 2007, sa fiancée échappait de peu à la mort, après avoir été brûlée sur la moitié de son corps et subi de nombreuses greffes.

Par France 3 Paris IDF/AFP

La victime a survécu avec la moitié du corps grièvement brûlée. Un homme a été condamné vendredi à 20 ans de réclusion criminelle, pour avoir tenté de brûler vive sa fiancée il y a 12 ans.

Les faits remontent en effet au 9 novembre 2007. Peu avant minuit, la voiture de l’homme – qui comparaissait libre après avoir été incarcéré près de sept mois en 2009 – frappe un arbre, aux abords d’une départementale du Val-d'Oise.

Sa fiancée, Emilie Godest, prend feu en sortant du véhicule. Elle subira de multiples greffes, et restera hospitalisée plus de six mois en tout.
 

Sa fiancée sur le point de le quitter

La thèse soutenue par la défense ? Un dramatique concours de circonstances : la jeune femme aurait pris feu sans que le conducteur - ressorti indemne du drame - n’intervienne. Mais sa version n’a pas convaincu les jurés, après deux semaines de procès à Pontoise.

La cour d'assises du Val-d'Oise a suivi les réquisitions de l'avocat général. « Manipulateur », « maladivement jaloux », l’accusé aurait espionné sa compagne, sur le point de le quitter après avoir rencontré un autre homme.
 

Sa fiancée aspergée d'alcool à brûler, après une fausse sortie de route

Le soir des faits, il aurait ainsi aspergée d'alcool à brûler sa fiancée, après une sortie de route volontaire. Une fausse histoire d’accident, qui n’a donc pas pris.

L'avocat général a toutefois expliqué que l'origine de l'incendie n'avait pu être établie formellement, « faute de données et de constats suffisamment fiables et complets ». Il a ceci dit affirmé que l’accusé avait « attiré sa fiancée dans un traquenard, simulé un accident, tenté de l'achever à deux reprises ».

De son côté, l’homme a toujours clamé son innocence. « Vous commettez un crime judiciaire si vous le condamnez », avait d’ailleurs déclaré à la cour son avocat Claude Llorente jeudi, au cours du procès.

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