Albane Gaillot, députée du Val-de-Marne, se met en retrait de LREM

Albane Gaillot, élue députée de la 11e circonscription du Val-de-Marne en 2017 sous l'étiquette de La République en marche, se met en retrait du groupe à l’Assemblée. / © CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP
Albane Gaillot, élue députée de la 11e circonscription du Val-de-Marne en 2017 sous l'étiquette de La République en marche, se met en retrait du groupe à l’Assemblée. / © CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

Albane Gaillot, députée de la 11e circonscription du Val-de-Marne, annonce son retrait du groupe LREM à l'Assemblée nationale. L’élue explique être déçue par le manque de démocratie interne, et par les actions de la majorité en matière d'environnement et de justice sociale.

Par France 3 Paris IDF /AFP

Une nouvelle députée se met en retrait de LREM, à la veille de la rentrée parlementaire. Albane Gaillot, élue du Val-de-Marne, a décidé de prendre ses distances vis-à-vis de son groupe à l’Assemblée. La députée a en effet annoncé son choix ce lundi, dans un communiqué ainsi que via un message envoyé à ses collègues.

Albane Gaillot y explique qu’elle restera ceci dit « dans la majorité parlementaire » puisqu'elle est apparentée LREM. Pour justifier sa décision, l’élue souligne sa déception en termes de politiques sociales et environnementales. « Nous ne sommes pas parvenu.e.s à faire face à cette crise » des gilets jaunes et « nous n'avons pas suffisamment écouté » la « colère » des Français, estime en effet la députée.

« L'écologie n'est pas encore notre priorité »

« Notre action n'est pas à la hauteur du réveil citoyen de ces derniers mois en matière d'environnement et de transition écologique » et « l'écologie n'est pas encore notre priorité », regrette-t-elle. Elle déplore aussi que la majorité n’ait pas, d’après ses termes, réussi à « réparer » une société en « fracture » : « Que faisons-nous pour cela ? Nous votons des lois restreignant les libertés individuelles. »

Albane Gaillot critique également le manque de démocratie interne du parti présidentiel. A LREM, « nous avions promis de changer les manières de faire, de garantir plus de transparence et d'efficacité, toujours dans le respect de notre diversité », mais « si les têtes ont changé, les règles de la maison sont restées les mêmes », juge-t-elle.

« Notre diversité est notre force, alors ne la faisons pas taire dès qu'elle s'exprime »

« Mon opposition au texte de ratification du (traité de libre-échange entre l'Europe et le Canada) Ceta m'a valu d'être écartée du groupe de travail sur la bioéthique », dénonce l’élue, estimant que « notre diversité est notre force, alors ne la faisons pas taire dès qu'elle s'exprime ».

A l’Assemblée, le groupe LREM compte 304 membres, dont désormais quatre apparentés.
 

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