A côté des stars, le calvaire des footballeurs sans club

Boris Mahon de Monaghan est un joueur chômeur. Ils sont 150 sans club en France. / © France 3 Paris - Île-de-France
Boris Mahon de Monaghan est un joueur chômeur. Ils sont 150 sans club en France. / © France 3 Paris - Île-de-France

On les appelle les joueurs chômeurs. Ce sont des footballeurs sans club. Le mercato, le marché du football professionnel, s'est terminé fin août. Une aubaine pour les footballeurs au chômage. Car environ 150 sont dans cette situation dans toute la France.

Par Christian Mirabaud avec MT

Rien ne le différencie des autres. Et pourtant, Boris Mahon ne fait pas partie de cet effectif. Ce joueur, ancien pensionnaire de ligue 2 avec Ajaccio et Créteil, se retrouve sans contrat. Pour conserver sa condition physique, il a obtenu l'autorisation de son ancien club de s'entraîner avec la réserve.

"Un joueur qui ne touche pas le ballon, même s'il s'entretient … Le fait d'avoir un terrain de jeu, avec des équipiers, cela donne un peu de rythme, même si rien ne remplace les matchs", raconte Boris Mahon de Monaghan, un joueur libre.
 

Une carrière de 6 ans et demi en moyenne

Pour éviter l'isolement, le syndicat des joueurs professionnels organise régulièrement des stages à destination de ces chômeurs. Une occasion aussi de les sensibiliser à la reconversion. Car une carrière de professionnel dure en moyenne 6 ans et demi. Ce milieu s'avère très concurrentiel. 

"Celui qui ne va pas lâcher aura une chance de retrouver un club, celui qui lâche un moment donné, il n'y a pas de honte, mais il faut qu'il construise un autre projet", explique Philippe Lafon, directeur général de l'UNFP
 

Jouer une dernière saison

En attendant, Boris Mahon touche le chômage, avec une perte d'environ 40% de son salaire. A 32 ans, il souhaite jouer encore au moins une saison pour oublier la dernière ratée avec Créteil et la descente en National 2. Il s'accroche à une piste en cinquième division. Comme près de 150 footballeurs, il espère que son téléphone sonnera rapidement.

"J'ai envi que ce soit tranché, soit c'est fini, soit cela continu. Et si ça continu, j'irai à 10.000%", espère Boris Mahon de Monaghan.

Rapidement, il aimerait bien glisser dans son sac, le maillot de son nouveau club.
 

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