De nouvelles plaintes déposées ce matin contre la marque Buitoni

Publié le Mis à jour le
Écrit par Aude Blacher

Sept nouvelles plaintes doivent être déposées ce matin au Tribunal de Paris contre la marque de pizzas surgelées Buitoni après des contaminations à la bactérie E.colie.

L’avocat parisien Richard Legrand s’apprête à déposer ce matin sept nouvelles plaintes au pôle santé du tribunal judiciaire de Paris contre la marque Buitoni (groupe Nestlé). Des plaintes qui émanent de familles dont les enfants ont été intoxiqués à la bactérie E.colie. Parmi elles, la famille de Coline, 11 ans, originaire de Créteil (Val-de-Marne). La petite fille a été contaminée début février après avoir mangé une pizza Fresh’Up. Conséquences : dix jours d’hospitalisation et neuf dialyses pour soigner ses reins très abimés. Quatre mois après, Coline présente toujours des difficultés à se remettre de cette infection d'après Richard Legrand.

Elle ne peut plus continuer à faire ses activités sportives. Scolairement, c’est compliqué aussi. C’est une famille qui est malheureusement touchée de plein fouet par cette contamination.

Richard Legrand

Ses parents ont décidé de porter plainte contre le géant de l’agroalimentaire Nestlé, propriétaire de Buitoni.

Plusieurs plaintes déjà déposées

La semaine dernière déjà, l’association Foodwatch avait déposé quatre plaintes au tribunal de Paris contre les groupes Nestlé mais également Ferrero dont les produits ont été retirés après plusieurs cas d’infections à la salmonelle. Ils n’auraient pas donné l’alerte selon la directrice générale de Foodwatch France.

On marche sur la tête. Il faut que les entreprises et l’Etat fassent des contrôles avant qu’il ne soit trop tard. Avant que ces produits ne se retrouvent sur le marché et que des familles se retrouvent en détresse avec des enfants malades

Karine Jacquemart

Tromperie aggravée, ou encore mise en danger de la vie d’autrui, l’association a relevé plusieurs infractions. "En tout, ce sont sept infractions. Certaines sont condamnées assez lourdement jusqu’à quelques années d’emprisonnement, d’autres par des peines d’amende assez lourdes. Ce sont des infractions importantes", avait réagi Maitre Francois Lafforgue, l’avocat de Foodwatch.

Contactée, la marque Buitoni assure coopérer avec les autorités pour trouver l’origine de la bactérie. Du côté de Ferrero, le directeur général de Ferrero France, Nicolas Neykov, a tenu à présenter hier ses excuses dans les colonnes du Parisien. 81 enfants sont tombés malades, 22 ont été hospitalisés. L'entreprise promet "la réparation d’un préjudice que nous allons apprécier individuellement, famille par famille en fonction de la durée d’hospitalisation, de la présence ou non de séquelles, etc. Nous sommes actuellement en lien avec plusieurs dizaines de familles". 150.000 demandes de dédommagement ont déjà été reçues par le groupe.