Le président du Val-de-Marne interdit le glyphosate avec un arrêté « symbolique »

La première municipalité à avoir signé un arrêté anti-glyphosate est la ville de Langouët, en Ille-et-Vilaine, en mai dernier. / © DENIS CHARLET / AFP
La première municipalité à avoir signé un arrêté anti-glyphosate est la ville de Langouët, en Ille-et-Vilaine, en mai dernier. / © DENIS CHARLET / AFP

Christian Favier, le président PCF du Val-de-Marne, annonce avoir pris « symboliquement » un arrêté pour bannir les pesticides contenant du glyphosate sur son territoire. Il affirme que le département est le premier en France à mettre en place une telle interdiction.

Par France 3 Paris IDF / AFP

De l’aveu même de l’entourage du président du Val-de-Marne, l’arrêté – plus « symbolique » qu’autre chose – sera « très certainement retoqué par la justice administrative ». Christian Favier (PCF) a en tout cas annoncé ce mardi avoir banni le glyphosate de son territoire, affirmant être le premier département en France à mettre en place une telle décision.
« Au nom du principe de précaution et en solidarité avec les associations et ces maires engagés, j'ai signé un arrêté interdisant l'usage de produits phytopharmaceutiques contenant du glyphosate ou des perturbateurs endocriniens sur tout le territoire val-de-marnais », explique l'élu dans un communiqué.

Un arrêté « symbolique » pour alerter l’opinion publique et pousser d’autres départements à suivre

L’objectif du département : apporter son soutien aux maires qui ont récemment pris des arrêtés similaires, et alerter l’opinion publique sur la dangerosité de l’herbicide. Le Val-de-Marne espère par la même pousser d’autres départements à suivre le pas.
La première municipalité à avoir signé ce genre de texte est Langouët en Ille-et-Vilaine, le 18 mai dernier. La Ville avait en effet pris un arrêté - suspendu depuis par le tribunal administratif de Rennes - interdisant l'utilisation de produits phytopharmaceutiques « à une distance inférieure à 150 mètres de toute parcelle cadastrale comprenant un bâtiment à usage d'habitation ou professionnel ».

Pour ce qui est du Val-de-Marne, le département admet être un territoire « urbain », mais estime que les pesticides sont aussi utilisés sur les autoroutes et plus exclusivement sur les terres agricoles. Plusieurs villes avaient par ailleurs franchi le pas avant le conseil départemental, comme Cachan et Arcueil.
 

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