Procès des parents de Manoushka : 2 et 8 ans de prison requis

Le tribunal de grande instance de Créteil. / © WOSTOK PRESS/MAXPPP
Le tribunal de grande instance de Créteil. / © WOSTOK PRESS/MAXPPP

Des peines de 2 et 8 ans de prison ont été requises jeudi aux assises de Créteil respectivement contre la mère et le beau-père d'une petite fille lourdement handicapée après avoir été violemment battue en 2012 à Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne).

Par VP avec AFP

"Cette petite part d'humanité martyrisée mérite notre justice", a estimé l'avocat général, qui a détaillé avec minutie les blessures de la fillette, âgée de 19 mois au moment des faits. Examinée le jour des fait, le 27 novembre 2012, l'enfant souffrait d'un traumatisme crânien très important, avec fractures osseuses, engagement cérébral et de nombreux hématomes dans le cerveau. "Une extrême violence", selon un expert médical, qui exclut l'hypothèse accidentelle.

Le beau-père, auteur des coups

"Ce que nous savons avec certitude, c'est que (le beau-père) est l'auteur de ces violences", a-t-il dit, réclamant une peine de 8 ans de prison contre cet homme de 23 ans, qu'il qualifie de "psychopathe". Emprisonné depuis trois ans, il est également détenu dans une affaire de viols. 
L'avocat général a laissé le soin aux jurés d'assortir la peine requise contre la mère, de 2 ans de prison, d'un sursis avec mise à l'épreuve pendant 3 ans. "C'est une pauvre fille", qui "ne comprend pas très bien les choses", a-t-il affirmé à propos de cette vendeuse en boulangerie de 27 ans, mère de quatre enfants de trois pères différents, dont un avec l'accusé, rencontré sur internet trois mois avant les faits.

Les accusés ne donnent aucune explication à ce déferlement de violence

Les accusés, qui nient les faits, n'ont donné aucune explication aux violences subies par la petite fille. Le beau-père a cependant concédé avoir donné un coup dans le lit du bébé lors d'une dispute la veille des faits avec sa compagne et évoqué la possibilité d'avoir saisi l'enfant un peu "trop brusquement".
Le père de la fillette, partie civile, avait raconté mercredi que sa fille de 4 ans, handicapée "à 85%", gardait d'importantes séquelles, notamment au niveau visuel et intellectuel. "Dès que ça commence à être trop complexe, elle est perdue", avait-il dit.

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