Val-de-Marne - Le procès de l'aide-soignant qui maltraitait une nonagénaire dans un Ehpad reporté

Un homme est soupçonné de maltraitances envers une nonagénaire dans Ehpad d'Arcueil (Val-de-Marne). / © France 3 Paris - Île-de-France
Un homme est soupçonné de maltraitances envers une nonagénaire dans Ehpad d'Arcueil (Val-de-Marne). / © France 3 Paris - Île-de-France

Un aide soignant est soupçonné d'avoir infligé coups et insultes "d'une particulière cruauté" à une femme de 98 ans dans une maison de retraite située à Arcueil (Val-de-Marne). Il affirme avoir "pété un câble".

Par Marc Taubert

Le procès de l'aide-soignant soupçonné d'avoir violenté et insulté une dame de 98 ans dans un Ehpad d'Arcueil (Val-de-Marne) a été renvoyé vendredi au 22 mars.

Cet homme de 57 ans, employé d'Adef Résidences depuis 10 ans et qui comparaît pour violences sur personne vulnérable, avait demandé au tribunal de Créteil un délai pour préparer sa défense. Il sera maintenu en détention provisoire dans l'attente de son procès, et le tribunal a demandé une expertise psychiatrique.
 

"Pitié pour moi"

Il avait été interpellé et placé en garde à vue mercredi, après une plainte des enfants de la vieille dame, qui, soupçonnant des maltraitances, avaient installé début février une caméra dans sa chambre de l'Ehpad "La maison du grand cèdre" du groupe Adef Résidences.

Sur les vidéos, on voit l'aide-soignant tirer par les jambes la nonagénaire au sol pour la remettre dans son lit, lui donner des coups de pieds, des gifles, la tirer par les cheveux. "Tu me fais chier espèce de vieille salope", "ferme ta gueule", lui dit-il à plusieurs reprises, selon une source proche du dossier.

"Comment tu veux que je fasse", "pitié pour moi", le supplie la vieille dame en retour.
 

"Particulière cruauté"

Des faits "d'une particulière gravité, d'une particulière cruauté", a décrit la procureure.

Devant les enquêteurs, ce père de famille avait nié les faits, jusqu'à la confrontation avec les images vidéos. Il a ensuite parlé d'actes isolés et dit avoir "pété un câble".

"Je voulais m'excuser auprès de la famille", a t-il déclaré calmement depuis le box.

Adef Résidences, qui s'est constitué partie civile, avait déploré un "acte de violence insoutenable" et a mis à pied son salarié "dès connaissance des faits".
 

D'autres familles entendues

D'autres familles de pensionnaires ont été entendues dans le cadre de l'enquête, notamment celles résidant au même étage, mais personne n'a pour l'instant fait état d'autres violences.

Avant l'audience, la famille de la vieille dame avait par la voix de son avocate fait part de son intention de demander le huis-clos pour le procès, au cours duquel les vidéos devraient être diffusées.
 

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