• SOCIÉTÉ
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SPORT
  • FAITS DIVERS
  • CULTURE

Yvelines : Conflans-Sainte-Honorine, terre d'accueil saturée pour les réfugiés tibétains

Conflans-Sainte-Honorine est le principal point de chute des Tibétains en Île-de-France. / © France 3 IDF/Pierre Pachoud
Conflans-Sainte-Honorine est le principal point de chute des Tibétains en Île-de-France. / © France 3 IDF/Pierre Pachoud

Depuis bientôt 10 ans, la ville de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) est devenue une terre d'accueil pour les réfugiés tibétains. Mais l'association qui les prend en charge, La Pierre-Blanche, tire la sonnette d'alarme alors que de nouveaux réfugiés continuent d’arriver chaque semaine.

Par AL

Lorsqu'elle est arrivée en France en juin dernier, Wangmo Ptenzin a rapidement entendu parler de Conflans-Sainte-Honorine. L'association La Pierre-Blanche, qui accueille près de 400 réfugiés est bien connue de la communauté tibétaine.  
Yvelines : Conflans-Sainte-Honorine, terre d'accueil saturée pour les réfugiés tibétains
Intervenants : Lisette Calderau, Ligue des Droits de l'Homme // Hugues Fresneau, Directeur de l'association "La Pierre Blanche" // Wangmo Ptenzin, Réfugiée tibétaine. Un reportage d'Abdel Joudi et Pierre Pachoud.
"Avant de venir ici, j'ai dormi quelques jours chez un ami, témoigne la jeune femme, puis j'ai dormi dans la forêt. C'est difficile, il n'y a pas de toilettes, pas d'eau...pour l'hygiène, c'est difficile." Aujourd'hui, elle vit chez l'une des quarante familles de bénévoles qui offrent l'hospitalité aux réfugiés. 
Wangmo Ptenzin est arrivée en France en juin 2018. / © France 3 IDF/P. Pachoud
Wangmo Ptenzin est arrivée en France en juin 2018. / © France 3 IDF/P. Pachoud

"Tous seuls, on ne peut pas"

Le problème, c'est qu'aujourd'hui, l'association ne peut plus gérer l'afflux de réfugiés. Hugues Fresneau, président de La Pierre-Blanche, explique : "Tout le monde se renvoie la balle. La mairie a essayé de nous aider, puis nous a dit que ce n'était pas de son ressort, la préfecture a essayé de trouver des solutions mais elle s'est rapidement retrouvée confrontée à ses limites puis la préfecture de région nous a dit qu'elle ne pouvait pas nous aider ... On se retrouve avec ces réfugiés que personne ne veut secourir. On se sent très seuls et très isolés dans cette démarche."  Aujourd'hui, ils sont environ 200 réfugiés à être hébergés chez des particuliers, sur la péniche de l'association, ou dans un centre d'hébergement pour migrants. Mais les infrastructures sont saturées.
 
Dans la forêt de Neuville, un nouveau camp de 75 tentes s'est installé. / © France 3 IDF/ P. Pachoud
Dans la forêt de Neuville, un nouveau camp de 75 tentes s'est installé. / © France 3 IDF/ P. Pachoud

Alors à quelques kilomètres, un nouveau camp s'est installé à Neuville-sur-Oise. 75 tentes et une centaine de personnes. Une situation révoltante pour Lisette Caldereau, de la Ligue des Droits de l'Homme (LDH) : "Ils sont peu visibles parce qu'ils sont discrets. Mais ils ont pratiquement tous le statut de réfugié. Pourquoi est-ce que l'Etat n'assume pas ses obligations ? Il faut demander au préfet de région, c'est sa responsabilité. "
 

Vendredi dernier, un arrêté d'expulsion a été placardé sur un arbre près du campement de Neuville-sur-Oise. Les occupants de la parcelle doivent quitter les lieux sans délai...mais pour aller où ?

Sur le même sujet

Les mesures pour l'avenir du périphérique :

Les + Lus