Conflans-Sainte-Honorine : pas d'alliance PS et EELV pour battre l'UMP #mun78172

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Écrit par MR/AFP

Les deux listes de gauche EELV et PS en ballottage à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) à l'issue du premier tour des municipales ne fusionneront pas, faute d'accord, dans ce bastion socialiste menacé par la droite, a annoncé mardi la fédération PS des Yvelines.

Seconde et troisième au premier tour avec 27,11% et 23,07% des suffrages, les listes PS et EELV affronteront dimanche le candidat UMP Laurent Brosse arrivé en tête avec 29,93% des voix. Une quatrième liste, celle du FN Didier Guerche qui a totalisé 16,98% est également présente au second tour.
Les négociations entamées lundi entre la candidate socialiste Fanny Ervera et le candidat EELV Gaël Callonnec ont échoué en raison du "refus de quelques colistiers de la liste EELV de fusionner avec la liste socialiste", a précisé un responsable à la fédération PS départementale.
Cette absence d'accord pourrait faire basculer à droite ce bastion socialiste depuis 37 ans dont le fauteuil a été occupé par l'ex-Premier ministre Michel Rocard (1977-1994) et le président de la région Ile-de-France Jean-Paul Huchon (1994-2001).
"C'était pourtant un accord respectueux, avec une répartition équilibrée des sièges et des adjoints", a assuré Fanny Ervera, regrettant le blocage par "une poignée de personnes qui ne font pas de politique". Malgré cette "proposition respectable", le candidat EELV Gaël Callonnec a expliqué que "les divergences de fond auraient conduit l'équipe municipale à l'échec".

Cette ville de 35.000 habitants a été marquée par une campagne agitée, sur fond de tensions au sein de la gauche locale.
Le sénateur-maire PRG Philippe Esnol, transfuge du PS, avait décidé fin 2013 de ne pas se représenter, laissant ce combat à sa compagne et ancienne directrice de cabinet Fanny Ervera, conseillère générale PS des Yvelines et fondatrice d'un "club Manuel Valls".
Contestant cette candidature, certains socialistes avaient rejoint la liste EELV, soutenue par l'ancien édile Jean-Paul Huchon. Le président de la Région Ile-de-France avait appelé lundi dans un communiqué à la fusion des listes PS et EELV, "condition de la victoire de la gauche".