Des employés de nettoyage du centre Renault de Guyancourt en grève contre des suppressions de postes

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Écrit par Marc Taubert avec AFP

Les employés de l'entreprise PEI chargés du nettoyage au Technocentre de Renault à Guyancourt (Yvelines) font grève depuis le 3 mai. Ils dénoncent des suppressions d'heures et de postes. Depuis ce jeudi, ils ont installé un piquet de grève.

Les économies réalisées par Renault ruissellent à l'autre bout de la chaîne. Plusieurs dizaines d'employés d'une entreprise de sous-traitance chargée du nettoyage du Technocentre de Renault à Guyancourt sont menacés.

"Les dirigeants de PEI ont annoncé que Renault veut réduire à partir du 20 mai le nombre d’heures de nettoyage sur le Technocentre de 3 942 heures par mois. Le contrat entre Renault et PEI est aujourd’hui de 14 285 heures de travail par mois. Cela représente donc une baisse de 27,6% du volume actuel d’heures de travail", indique un communiqué de Sud Renault.

Au total, selon le syndicat, entre 60 et 80 salariés dont la moitié à Guyancourt, les autres sur l'ensemble des sites Renault en Île-de-France, seraient menacés.

De nombreux sites vont être vendus

Une assemblée générale a voté la poursuite de la grève malgré des négociations entamées entre les dirigeants de PEI et une délégation de grévistes. Mais face à aux réponses obtenues, les grévistes ont décidé d'installer un piquet de grève à l’entrée livraison du Technocentre.

"La police est venue et a menacé de faire intervenir les CRS pour évacuer le piquet de grève. Devant la détermination des grévistes, et surtout des femmes grévistes, les CRS ne sont à l’heure actuelle toujours pas intervenus", poursuit SUD Renault.

"Ils nous disent qu'il n'y a plus beaucoup de monde chez Renault avec le télétravail et que du coup il y  a moins besoin de nettoyage, mais la superficie ne change pas, on nettoie toujours la même surface", s'indigne Mohamed El Houl, délégué du personnel FO chez PEI.

Autre inquiétude pour les prestataires comme PEI : la décision de Renault de vendre une partie des bâtiments, toujours dans un souci de réduction des coûts.

La SCI propriétaire du Technocentre et détenue par Renault va être vendue à 80%. Charge ensuite à l'investisseur de trouver de nouveaux locataires en lien avec l'automobile mais qui ne soient pas des concurrents.

Les bâtiments cédés doivent être libérés par étape entre 2023 et 2025 et les salariés de PEI craignent que le nouveau propriétaire ne fasse pas appel à eux.