Des sages-femmes en grève manquent à l'appel dans deux maternités d'Ile-de-France

Les sages-femmes, en grève depuis deux mois pour un meilleur statut à l'hôpital, ont durci leur mouvement dans au moins deux maternités d'Ile-de-France mercredi, en ne se présentant pas à leur poste.

Par France 3 Paris, avec AFP

Au centre hospitalier de Mantes-la-Jolie (Yvelines), une quinzaine d'arrêts-maladie ont été déposés par les sages-femmes. Selon les professionnelles participant au mouvement, quatre sages-femmes sur huit étaient en poste dans la matinée.

Dans le même département, à Poissy, les sages-femmes devant prendre leur service à 7H30 ne se sont pas présentées et attendaient chez elles de recevoir en mains propres une lettre d'assignation de l'hôpital. Leurs collègues de la nuit assuraient les soins. "On ne peut pas laisser le service sans sages-femmes donc on attend la relève. On soutient à 200% nos collègues", a déclaré Anne-Sophie. "On est en train de s'organiser pour que la relève soit assurée et on est sur un service complètement normal", a affirmé de son côté Caroline Jegoudez, directrice adjointe de l'hôpital.

La situation était plus tendue à Mantes-la-Jolie. Le directeur de l'hôpital, Denis Caspard, a estimé "parfaitement inacceptable et irresponsable" le fait de se mettre en arrêt-maladie "sans être malade parce qu'on n'est pas d'accord avec les négociations nationales". "On a pris les dispositions pour assurer aujourd'hui et demain le service minimum avec les sages-femmes qui acceptent d'être assignées" et de travailler, a-t-il dit. "On espère que l'esprit de responsabilité va revenir", a-t-il ajouté. "On est en arrêt-maladie car on est au bout du rouleau de la contestation, au bout du rouleau de la façon dont nous traite le gouvernement", a justifié une sage-femme de Mantes-la-Jolie. "On nous fait ressentir que nos revendications ne sont pas légitimes, qu'on ne sert à rien. S'il se passe quelque chose ce ne sera pas de notre faute, mais de la responsabilité du gouvernement", a-t-elle jugé. 

Une partie de la profession est en grève depuis deux mois pour demander un véritable statut médical à l'hôpital. Une concertation est en cours mais les propositions formulées jusque là par le ministère ont été rejetées par le collectif à l'origine du mouvement.

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