Noyades : un accident tous les deux jours en Île-de-France, depuis début juin

Le bassin de La Villette, à Paris. / © MAXPPP
Le bassin de La Villette, à Paris. / © MAXPPP

41 noyades accidentelles ont eu lieu en Île-de-France depuis le début du mois de juin. 14 d'entre elles ont entraîné la mort de la victime.

Par France 3 Paris IDF/ET

En région parisienne, une noyade accidentelle a eu lieu en moyenne tous les deux jours, depuis le début du mois de juin. Ce chiffre ressort de l'enquête "Noyades" publiée pour le troisième trimestre 2018 par Santé publique France
Entre le 1er juin et le 9 août 2018, 41 noyades accidentelles ont eu lieu en Île-de-France, selon cette étude. 14 de ces noyades ont abouti au décès de la victime.
 

Ensoleillement et chaleur, facteurs à risque

Dans cette enquête, Santé publique France, l'établissement public en charge de l'observation épidémiologique, a dénombré pas moins de 1.758 noyades sur l'ensemble du territoire. Un nombre en "forte augmentation" par rapport à 2015. Selon l'agence, "cette augmentation peut s’expliquer pour partie par des conditions climatiques en termes de températures et d’ensoleillement particulièrement favorables à la baignade".
 
Sur ces 1.758 noyades, 902 sont considérées comme accidentelles. Des noyades qui ont essentiellement lieu en mer. Mais depuis début juin, 20 % des noyades accidentelles ont eu lieu en piscine privée familiale, 14 % sur un plan d'eau et 13 % dans un fleuve ou une rivière.
En région parisienne, un adolescent de 15 ans s'est ainsi noyé dans la Marne, le 8 juillet dernier, en tentant de traverser la rivière. A Paris, les noyades de deux hommes de 20 ans et d'une trentaine d'années ont également été à déplorer fin juillet, dans le bassin de La Villette.
 

Vigilance

Face à ce constat, les autorités lancent un appel à la prudence, notamment à l'adresse des adultes en charge d'enfants. Santé publique France rappelle qu'un enfant peut se noyer "sans bruit, en moins de trois minutes, dans vingt centimètres d'eau".

L'agence invite les baigneurs à choisir les zones de baignade surveillées et à tenir compte de leur forme physique. Autrement dit, ne pas surestimer sa capacité à nager, notamment en milieu naturel.

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