Yvelines : un professeur condamné à 18 mois de prison avec sursis pour avoir harcelé sexuellement une de ses élèves

Le tribunal a assorti la condamnation d'une interdiction d'exercer une profession en lien avec des mineurs pendant 5 ans (illustration). / © DAMIEN MEYER / AFP
Le tribunal a assorti la condamnation d'une interdiction d'exercer une profession en lien avec des mineurs pendant 5 ans (illustration). / © DAMIEN MEYER / AFP

Un enseignant d’un lycée de Sartrouville vient d’être condamné à 18 mois avec sursis pour avoir harcelé sexuellement une élève de terminale. La victime a entre autres fourni des enregistrements d’appels téléphoniques.

Par France 3 PIDF / AFP.

L’enseignant, employé par le passé dans un lycée de Sartrouville, dans les Yvelines, a été licencié en juillet dernier. Un professeur d'économie et de gestion a été condamné jeudi à 18 mois de prison avec sursis, pour avoir harcelé sexuellement une de ses élèves de terminale.

La fille avait porté plainte en mars dernier contre l’homme, âgé de 52 ans, en décrivant un enseignant « très tactile » avec les filles, qui avait pour habitude de les faire sortir de classe pour avoir des conversations en privé. La victime a expliqué qu'il lui avait notamment dit qu'il l'aimait. Elle a aussi fourni des enregistrements de conversations téléphoniques dans lesquelles l’enseignement l'interroge longuement sur sa sexualité, lui parlant notamment de masturbation et d'orgasme.

« Je suis conscient que j'ai dépassé la ligne rouge », a, de son côté, répondu à la barre le professeur. Ce dernier a ceci dit assuré que la fille serait venue d'elle-même se serait confier à lui, lui déclarant soi-disant son amour.

Interdiction d'exercer une profession en lien avec des mineurs pendant 5 ans

« J'ai jamais été amoureuse de lui, il a l'âge de mon grand-père ! », s'est indignée la victime.

« Quand un élève va à l'école pour avoir son bac, ce n'est pas pour que son professeur, lors de conversations téléphoniques, lui parle de vagin ou autre chose », a plaidé l'avocate des parties civiles. « Ce n'est pas un comportement inadapté, c'est un délit puni de trois ans d'emprisonnement », a par ailleurs déclaré le procureur Julien Eyraud, qui avait requis 18 mois de prison avec sursis. Une peine suivie par le tribunal.

« Son attitude n'était pas acceptable » mais « la difficulté dans ce dossier, c'est de faire la différence entre ce qui est moralement répréhensible et ce qui constitue un délit », a défendu Me Jean-Marc André du côté de la défense, plaidant la relaxe. Le tribunal a assorti la condamnation d'une interdiction d'exercer une profession en lien avec des mineurs pendant 5 ans.
 

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