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Suicide d'un chômeur à Nantes : les réactions

Michel Sapin à Nantes, le 12 février 2013 / © ALAIN LEMASSON / AFP
Michel Sapin à Nantes, le 12 février 2013 / © ALAIN LEMASSON / AFP

Les réactions se succèdent après le suicide d'un chômeur de 42 ans, qui s'est immolé par le feu mercredi à la mi-journée devant une agence Pôle emploi de Nantes.

Par Fabienne Béranger

Le rappel des faits

Suicide d'un chômeur à Nantes

La réaction de François Hollande

Le président François Hollande a exprimé jeudi "une émotion toute particulière" au lendemain de l'immolation par le feu d'un chômeur en fin de droits à Nantes.
"J'ai une émotion toute particulière pour ce drame et pour la famille de ce chômeur qui s'est immolé", a déclaré le chef de l'Etat au cours d'une conférence de presse en Inde où il effectue une visite de 48 heures.
Ce geste "est le signe de la détresse d'une personne et de la gravité d'une situation",
 a-t-il ajouté.

"Le service public de l'emploi a été, je crois, exemplaire, il n'est nul besoin d'aller chercher une responsabilité", a estimé M. Hollande tout en jugeant que "quand se produit un drame, qui est un drame personnel, c'est aussi un questionnement à l'égard de toute la société".

"Nous devons lutter contre le chômage, nous devons montrer que nous sommes capables d'être une nation solidaire et, quand nous avons des règles, nous devons les faire comprendre", a-t-il encore observé.

La réaction de JC Mailly,  secrétaire général de Force ouvrière


Jean-Claude Mailly, a estimé jeudi que le personnel de Pôle Emploi avait "fait son travail" pour empêcher, sans y parvenir, l'immolation du chômeur en fin de droits.

"Le personnel a fait son travail, a alerté les services. Malheureusement, le drame est arrivé", a-t-il dit sur Radio France International.
Pour JC Mailly, "le problème, c'est que le chômage augmente de manière importante avec la crise, que beaucoup de demandeurs d'emploi se retrouvent en fin de droits avec des allocations très fortement diminuées - de l'ordre de 460 euros par mois -, c'est ça le drame".
Interrogé sur la création de Pôle emploi, issue de la fusion Assedic/ANPE, il a rappelé que son syndicat y était "opposé" et considérait que "l'indemnisation et le placement" sont "deux métiers différents".

"A l'époque, la ministre en charge du dossier, Christine Lagarde, avait dit qu'il fallait que chaque conseiller ait un portefeuille de 60 demandeurs d'emploi. Et quand vous regardez les choses aujourd'hui, les conseillers sont surbookés, stressés et, c'est de 250 personnes dont ils doivent s'occuper", a-t-il ajouté.

A Pôle Emploi, "il y a effectivement des problèmes, y compris pour le personnel, où il y a beaucoup de souffrance", a-t-il conclu.


La réaction de Jean Bassères, directeur général de Pôle Emploi


Jean Bassères, directeur général de Pôle emploi, a qualifié jeudi de "drame effroyable" le suicide d'un chômeur à Nantes, ajoutant que les agents de Pôle emploi avaient "le sentiment d'avoir fait tout ce qui était dans leur possibilité".
"On a vécu un drame effroyable"
, a-t-il dit sur RTL en ajoutant que le personnel de l'agence nantaise était "sous un choc assez terrible".

"J'ai bien sûr une pensée pour la famille. On a essayé de tout faire pour empêcher ce drame et on n'y est pas arrivé", a regretté M. Bassères qui s'était rendu mercredi soir à Nantes avec le ministre du Travail Michel Sapin.

Selon le directeur de Pôle emploi, ce demandeur d'emploi "n'avait pas travaillé assez pour bénéficier de l'assurance chômage".
"On a essayé de lui expliquer (...) Lorsqu'il nous a indiqué qu'il avait l'intention de s'immoler, on a alerté les services de police et de pompiers. On a réussi à le contacter, on lui a proposé un rendez-vous pour examiner toutes les possibilités de faire face à la situation. Il n'a pas voulu venir et le matin même on a encore essayé d'avoir un contact téléphonique avec lui",
a raconté Jean Bassères.

Selon lui, "on est tous responsables dans un tel drame". "Les agents sur place ont le sentiment d'avoir fait tout ce qui était dans leur possibilité pour éviter ce drame", a-t-il ajouté
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La réaction de Jean Bassères, directeur de Pole Emploi

La réaction du Premier Ministre Jean-Marc Ayrault

La réaction du premier ministre JM Ayrault


Dès mercredi soir, le Ministre du Travail et de l'Emploi Michel Sapin a estimé que "tout a été fait" pour empêcher, sans y parvenir, l'immolation mortelle du chômeur en fin de droits.
"Il y  avait ici ce matin (mercredi, NDLR)  tous les services de Pôle Emploi et les services extérieurs en terme de police et de pompiers pour faire face à un drame dont on connaissait l'intensité: tout a été fait, ce qui s'est passé ici est exemplaire", a jugé le ministre sur les lieux du drame.
"Les règles (d'indemnisation, ndlr) ont été appliquées avec l'humanité qui convient, avec les explications nécessaires mais il y a parfois des moments où on est dans une telle situation, qu'on ne comprend plus les explications", a-t-il ajouté.
Michel Sapin, ministre du travail et de l'emploi

La réaction de JC Steyger, délégué syndical SNU Pôle Emploi

JC Steyger, délégué syndical SNU Pôle Emploi

La réaction de Delphine Akassar, secrétaire de l'union locale Cgt Nantes

Delphine Akassar, déléguée CGT Pôle Emploi

 

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