Nantes : une pétition envoyée aux candidats pour rebaptiser les rues de négriers

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À Nantes, La Rochelle, Marseille, Bordeaux et au Havre, la fondation du mémorial de la traite des noirs veut faire changer le nom des rues donné à des Négriers. Dans la capitale française de la traite négrière, 11 rues sont concernées. Où sont elles ? Ici sur notre carte.

Par Xavier Collombier

Notre carte interactive

Cliquez sur les différents repaires de la carte pour connaitre en détail l'histoire des négriers nantais honorés d'un nom de rue encore aujourd'hui.


Une pétition envoyée aux candidats

"Aujourd’hui encore de nombreuses rues portent les noms de grands armateurs négriers, honorant ainsi leur mémoire comme autant de fiertés et de mérites au fronton de nos villes. Certains de ces personnages ont aussi eu des actions positives. Mais, en participant à ce juteux trafic d’êtres humains, ils sont devenus des criminels au regard de l’humanité et du droit"

explique sur son site web la Fondation du mémorial de la traite des noirs. 
Pour convaincre les futurs élus du bien-fondé de leur démarche, la fondation va faire parvenir aux candidats aux municipales du Havre, de la Rochelle, Marseille, Bordeaux et Nantes la pétition. 
Nantes, premier port négrier de France du XVème siècle jusqu'au delà de l'abolition en 1848 est également la ville française qui a su le mieux, mais non sans mal,  digérer son passé négrier. 
Un mémorial de l'abolition de l'esclavage existe et fait figure d'exemple en matière de transmission de la mémoire de ce que l'Etat Français a reconnu comme un crime contre l'humanité.

Flashmob à Bordeaux

Un flashmob sur les lieux même de la traite négrière va être organisé à Bordeaux par la fondation avant la fin de la campagne électorale. 
Les oscars pour le film "12 years of slave". La traite négrière à Nantes ce n'est pas du cinéma, mais une histoire assumée aujourd'hui. / © JOE KLAMAR / AFP
Les oscars pour le film "12 years of slave". La traite négrière à Nantes ce n'est pas du cinéma, mais une histoire assumée aujourd'hui. / © JOE KLAMAR / AFP




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