Coronavirus, la mortalité a augmenté de +10% dans la majorité des départements de la région entre début mars et mi avril

La crise sanitaire liée à la propagation du Covid-19 a eu un impact sur le nombre total de décès en France. C'est ce qui ressort d'une étude réalisée par l'INSEE entre le début du mois de mars et la mi-avril.

Pourquoi utiliser encore des masques périmés au CHU alors que des masques homologués sont en vente dans les grandes surfaces pour le grand public ?
Pourquoi utiliser encore des masques périmés au CHU alors que des masques homologués sont en vente dans les grandes surfaces pour le grand public ? © France Télévisions Olivier Quentin
Selon une étude réalisée par l'INSEE du 2 mars au 19 avril, on compte en France 22 140 décès supplémentaires, soit 26 % de plus toutes causes confondues, par rapport à la moyenne des décès survenus durant la même période ces cinq dernières années.

La hausse des décès est d'autant plus marquée à compter du 16 mars et concerne des populations plus âgées résidant dans des zones où la population est plus dense.

22 140 décès, "cela correspond à une moyenne de 2 160 décès chaque jour, contre 1 710 au cours de la période de comparaison (entre 2015 et 2019, NDLR). Ces derniers sont donc plus nombreux et progressent au fil des semaines jusqu’au 5 avril avant d’amorcer une baisse la semaine suivante". 

L'INSEE précise cependant que "le surcroît de décès ne doit pas être interprété comme le nombre de décès liés au Covid-19, l’Insee n’étant pas destinataire des causes de décès des défunts. De plus, les décès liés à d’autres causes peuvent avoir également évolué par rapport à la période de comparaison".

Un des effets de la mise en place du confinement de la population depuis le 17 mars a ainsi été la réduction du nombre de décès dus aux accidents de la route. "D’après le bilan provisoire de la Sécurité routière, 154 personnes sont mortes sur la route en mars 2020, soit une centaine de personnes de moins qu’en moyenne au mois de mars ces cinq dernières années", souligne l'INSEE.

Pour autant, "en métropole, les régions Île-de-France et Grand Est présentent les excédents de décès les plus élevés (respectivement + 96 % et + 59 % du 2 mars au 19 avril), devant la Bourgogne-Franche-Comté (+ 28 %), les Hauts-de-France (+ 22 %) et Auvergne-Rhône-Alpes (+ 21 %)", souligne l'INSEE. Ces régions ont été celles qui ont été les plus touchées par la pandémie de covid-19.
 

En Pays de la Loire

Taux de décès en Pays de la Loire entre le 2 mars et le 19 avril 2020 rapporté à la moyenne de celui de la période de comparaison :A titre de comparaison, cet excédent de décès a été de 148% dans le Haut Rhin et de 110% dans le Val d'Oise.
 

Plus de décès dans les territoires plus denses

"À partir de la semaine du 16 mars, des différences importantes de mortalité apparaissent selon la densité des territoires", précise l'INSEE, "ces différences s’amplifient la semaine suivante et l’excédent des communes denses progresse (+ 62 %) jusqu’à doubler par rapport à la période de comparaison la semaine du 30 mars (+ 106 %) puis se réduit (+ 92 %) la semaine du 6 avril et du 13 avril (+ 54 %)".  






 
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