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Qui sommes-nous ?

Découvrez les portraits de grands personnages qui ont marqué l’histoire régionale, une mise en perspective de problématiques contemporaines,  économiques, sociétales ou environnementales...  Le lundi soir, après le Grand Soir 3
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samedi 12 octobre 2013 : Chevaux de bataille, une épopée normande

© Imperial War Museum Londres
© Imperial War Museum Londres

Une saga inédite sur deux lignées familiales de chevaux à travers 150 ans d’élevage du demi-sang français et du percheron.

Par Sandrine Quéméneur

Depuis plus de 10 siècles, il fait la vie des Normands, naisseurs et utilisateurs. Aujourd’hui, pour leurs loisirs, la compétition et les courses. Hier dans le quotidien des champs et des transports ou encore dans les grands conflits de l’Histoire.
Les campagnes napoléoniennes, la guerre de 1870 et la Grande Guerre ont fait des haras de Saint-Lô dans la Manche et du Pin dans l’Orne des « usines à chevaux de guerre ».

Le demi-sang, qui est à la fois le « trotteur de compagnie » et le coursier des hippodromes mais aussi le cheval de selle, est le sacrifié de 14/18, où un cheval tombe en même temps que deux hommes, sur le front du Nord.
Le Percheron, première célébrité des équidés de Normandie, né, en partie, des souches arabes laissées par la défaite des Sarrazins à Poitiers en 732.

Deauville s’installe comme capitale du pur-sang dès la moitié du XIXème siècle et paiera, plus tard, ce privilège, dès les premières heures de l’Occupation de 1940. Des grands haras détenus, notamment par Marcel Boussac, le « roi du coton », la famille Rothschild, ou le plus Deauvillais des Américains, Ralph Beaver Strassburger, verront leurs meilleurs étalons déportés en Allemagne, sur ordre de hauts dignitaires du IIIe Reich. Altefeld, dans la Hesse, fut l’un des haras choisis.

Tous les chevaux ne rentreront pas en Normandie après la guerre, là, où le débarquement puis la débâcle allemande provoqueront de nombreuses destructions et de pertes au cœur de l’élevage normand, au cœur de toutes ses races.

Ce sont des sagas de chevaux qui nous emmènent vers les hommes et leur histoire commune. Ce sont des archives inédites, papier, photographiques, filmées par les actualités et des amateurs, des toiles de maîtres appartenant au patrimoine régional, qui aideront à raconter une histoire méconnue d’une filière équine restée, aujourd’hui, la première de France ; portée aussi par une reconnaissance internationale.

Un documentaire réalisé par François Hérard, écrit par Pascal Vannier
Coproduction : TGA Production / Equidia /France Télévisions
Durée : 52’


Rediffusion jeudi 17 octobre 2013 à 8h45 dans Des Histoires et des Vies sur France 3 Bretagne, Pays de la Loire, Haute et Basse Normandie, Paris Ile-de-France et Centre.

 

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