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Vivre mieux : l'alcoolisme est une maladie qui se soigne

L'alcoolisme est une maladie qui se soigne / © Camille Mazoyer / Maxppp
L'alcoolisme est une maladie qui se soigne / © Camille Mazoyer / Maxppp

L’alcool est un produit psychoactif, c’est-à-dire qu’il agit sur le fonctionnement du cerveau : il modifie la conscience et les perceptions, et de ce fait le ressenti et les comportements. Les effets immédiats dépendent surtout de l’alcoolémie.

Par Christophe Turgis


Consommé à faibles doses, l’alcool procure une sensation de détente, d’euphorie, voire d’excitation. Il désinhibe et aide à s’affranchir de sa timidité. Il libère la parole et contribue à lâcher-prise. Les réflexes commencent à diminuer.

Consommé à plus fortes doses, l’alcool provoque l’ivresse. Elle se traduit par une mauvaise coordination des mouvements, une élocution troublée, une diminution des réflexes et de la vigilance, un état de somnolence, etc. La consommation d’alcool peut également entraîner des pertes de mémoire allant jusqu’au trou noir. À très fortes doses, la somnolence peut aller jusqu’au coma éthylique. Il constitue une urgence médicale. Faute de soins, il peut provoquer la mort.

Au delà de ses effets immédiats, consommé fréquemment, l’alcool a des conséquences sur la santé à long terme.


Une maladie

L’alcoolisme est une maladie, à part entière. Celui qui en est atteint a souvent une sensibilité biologique particulière, ou bien il souffre de troubles psychologiques qui l’empêchent de s’adapter à la vie quotidienne. A moins qu’il ne soit victime d’un environnement social qui le pousse à boire et auquel il ne parvient pas à s’opposer. Pendant des années, l’alcool lui a procuré le soulagement, physique ou psychique, qu’il recherchait. Et puis la maladie s’est installée, le buveur est devenu dépendant.

L’alcool occupe désormais toutes ses pensées, toute sa vie est organisée autour de l’alcool. Généralement, il ne pourra en sortir qu’avec l’aide d’un professionnel ou d’un bénévole rétabli.


Sortir du cercle

Sans le savoir, l’entourage participe la plupart du temps à ce comportement maladif. Reconnaître l’existence de la maladie alcoolique n’est pas aisé. D’une part, les troubles qui commencent à apparaître : fatigue, humeur instable, troubles digestifs, sommeil perturbé, ne sont pas caractéristiques et peuvent être attribués à des soucis professionnels, à une crise passagère, etc. D’autre part, le mot alcoolisme est péjoratif, y compris pour l’entourage.

Quand le doute n’est plus possible, l’entourage aura tendance à ressentir l’alcoolisme comme un affront, voire à s’en attribuer, parfois de façon inconsciente, la responsabilité (surtout quand il y a des enfants). L’une et l’autre situation, très pénibles à vivre, sont erronées. Il faut donc consulter son médecin et qui saura diriger le malade vers une structure de soins adaptée.


Des adresses utiles

vers le site : http://alcool-info-service.fr
vers le site : www.anpaa-bretagne.fr/conseil-entourage-alcoolisme
vers le site : www.alcooliques-anonymes.fr
vers le site : http://www.vielibre-loireatlantique.fr/

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