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Vivre mieux : circuits cours et commerce alimentaire en ligne

Êtez-vous prêts à faire vos achats alimentaires en ligne, Le petit commerce innove local, les géants du net y réfléchissent aussi ! / © agrobiz.ca
Êtez-vous prêts à faire vos achats alimentaires en ligne, Le petit commerce innove local, les géants du net y réfléchissent aussi ! / © agrobiz.ca

Consommer local, acheter en circuit court, de plus en plus de consommateurs achètent des produits du terroir directement auprès des producteurs, à la ferme, sur le marché, ou par internet. 

Par Christophe Turgis

Les circuits courts

Les circuits courts, même les enseignes de supermarchés s’y mettent, notamment pour la viande ou les légumes. La restauration collective n’y échappe pas non plus : de plus en plus d’initiatives régionales voient le jour afin de mettre en relation les producteurs locaux et les gestionnaires de cantines.

Officiellement, est considéré comme circuit court un mode de commercialisation des produits agricoles qui s’exerce soit par la vente directe du producteur au consommateur, soit par la vente indirecte, à condition qu’il n’y ait qu’un seul intermédiaire entre l’exploitant et le consommateur. Aujourd’hui, 1 producteur sur 5 vend en circuit court, soit 21 % des exploitants.

Parce que les consommateurs sont de plus en plus attentifs à ce qu’ils mangent – selon le cabinet Natural Marketing Institute, 71% des Français préfèrent acheter des produits locaux - le circuit court et le local répondent à une demande évidente : éviter le transport et de nombreux intermédiaires. Le circuit court implique aussi un retour à la saisonnalité des produits.


S'alimenter "en ligne " ?

Remplir son frigo, acheter des biens culturels, de la high-tech ou des loisirs : les craintes autrefois exprimées par les Français à l'égard du e-commerce ont disparu. En témoigne la multiplication des "drives". Mais où cliqueriez-vous pour acheter une cagette d'huîtres ? Un filet de bœuf et des carottes bio ? Du fromage garanti fabriqué loin de l'usine ?

Dans la plupart des secteurs, l'e-commerce propose des prix plus attractifs, selon l'Autorité de la concurrence. Sauf en matière d'alimentation. Dans un rapport d’information daté de janvier 2012, le Sénat explique le faible développement de la vente en ligne de produits alimentaires : il pointe "le coût très élevé de la conservation, du ‘picking’ (le fait de collecter en rayon les produits sélectionnés par le consommateur) et surtout de la livraison, rapporté à celui des marchandises achetées". Ses auteurs en concluent qu'à l'exception du "drive", qui pratique les mêmes tarifs que l'hypermarché dont il dépend, les prix de l'alimentaire "demeurent sensiblement plus élevés que dans le commerce physique".


Le petit commerce innove

Les "petits commerçants" s'aventurent bien plus que la grande distribution sur la voie de la vente en ligne. Ils sont maraichers, pâtissiers, vignerons ou bouchers, et disposent de leur site internet qui ouvre directement sur la boutique en ligne ! Une manière d'agrandir la surface de vente sans agrandir la boutique que tout le monde connait dans leur village, et qui a fait leur réputation. Ils sont quelques uns à s'aventurer dans cette voie pour tenter de s'adapter et de capter une clientèle plus familière avec l'usage de la tablette numérique qu'avec la cuisson du rond de gîte ! Ensuite, c'est le transporteur qui passe pour enlever les colis "cold pack" et les livrer à domicile, comme pour n'importe quelle autre commande en ligne !


Les géants du net en embuscade

Mais les géants du net arrivent sur ce secteur de la vente en ligne alimentaire. Amazon aux USA commence à vendre fruits et légumes frais, en France, Ventes privées annonce l'ouverture d'un site de vente de "produits du terroir".

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