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Angers : les étourneaux doivent s'en aller

© Christophe Lair
© Christophe Lair

A Angers, que ce soit en ville ou à la campagne, ils dérangent. Les étourneaux ne sont donc les bienvenus nulle part.

Par Sarah Rebouh

La mairie d'Angers a déclenché la protestation des agriculteurs en effarouchant les oiseaux dans le but de les éloigner du centre-ville.

Angers ayant chanté tout l'été se trouva fort dépourvu quand l'étourneau fut venu... La municipalité tenta de repousser la vermine, vers la campagne sa voisine...

Venus par miliers des pays de l'est dans le but de trouver un refuge plus doux à l'approche de l'hiver, les étourneaux dérangent les citadins du centre-ville d'Angers. Partant de ce postulat, la municipalité a mis en place un effarouchement afin de s'en débarasser et de faire fuir le Sturnidae. Les Angevins étaient priés par la mairie d'user "de casseroles et autres ustensils" pour les effrayer. Mais pour aller où ?

La colère du voisin

Dans un ballet magnifique, le petit oiseau s'en est allé dans les campagnes, attaquant "massivement" les silos d'ensilage et les auges des animaux "souillés par les déjections" du volatile délinquant. La FDSEA (Fédération Départementale Syndicale des Exploitants Agricoles) du Maine-et-Loire a dénoncé dans un communiqué : "les agriculteurs ne sont pas là pour accueillir les nuisances dont la ville ne veut pas".

Le vol des étourneaux. (AFP)

Oiseaux de mauvaise augure

Où qu'ils aillent, ils ne sont traditionnellement pas les bienvenus. Il faut dire que ces animaux ne sont pas de tout repos. Son cri, particulièrement varié, est connu pour incorporer des sons de l'environnement dans lequel l'oiseau évolue. Il va même jusqu'à imiter d'autres oiseaux. Alors qu'en été il se nourrit essentiellement d'insectes, en hiver, il devient frugivore, au grand dam des agriculteurs qui assistent impuissant à la destruction de leurs cultures. Ses derniers réclament "l'unique solution", en l'occurrence des "piégeages et des prélèvements massifs".

Le problème risque de ne disparaître qu'à l'approche des beaux jours. En attendant, les agriculteurs pestent : "Effaroucher, ce n'est que repousser le problème chez le voisin, si la campagne repoussait ses nuisances vers la ville, les agriculteurs se feraient alors traiter de tous les noms d'oiseaux !".

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