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Cabinet de curiosités

Le cabinet de curiosités de Joseph Denais rouvre à Beaufort-en-Vallée dans le Maine-et-Loire

Par Christophe Turgis

C'est un lieu étonnant créé en 1905 par le journaliste collectionneur Joseph Denais. Le musée rouvre ses portes au public après 4 années de rénovation, dans l'esprit du 19ème siècle, respectant le côté de bric et de broc originel du lieu.

Ecrivain prolixe, historien et voyageur, Joseph Denais (1851-1916) a amassé au fil de sa carrière et de ses rencontres des milliers d'objets relevant aussi bien de l'archéologie, de l'égyptologie, de l'ethnographie, des beaux-arts ou de l'histoire naturelle.

Les sept salles du parcours muséographique reprennent en partie ces thématiques. Trois sont consacrées à l'histoire de Beaufort du Néolithique au XIXe siècle, au travers de centaines d'objets, tableaux, armes, poteries, outils, dont un étonnant planétaire du XVIIIe. Dans la très belle salle des beaux-arts, voisinent, à la manière d'un cabinet de curiosité, arts décoratif, peintures et sculptures, dont un très joli buste en bronze de Camille Claudel, "La petite châtelaine".

"C'est un musée encyclopédique comme il en existait d'autres à l'époque, mais ce qui le singularise, c'est que c'est l'encyclopédie d'un seul homme. Et que cet homme a toujours consigné et sourcé ces collections. Les objets sont arrivés ici avec leurs valises", sourit Sophie Weygand, conservateur en chef des musées de Maine-et-Loire.

Initié par la municipalité de Beaufort-en-Vallée en 1991, le chantier de rénovation a coûté près de 4 millions d'euros financés notamment par l'Etat (32%), le conseil général (25%) et la ville de Beaufort (19%), dans un respect architectural scrupuleux du lieu, une sorte de petit palais "florento-arabo-angevin", aussi atypique que le musée qu'il abrite.

Fils de perruquier de cette ancienne place forte de l'Anjou (Beaufort-en-Vallée compte 6.000 habitants aujourd'hui environ), Joseph Denais fit ses armes dans plusieurs publications régionales (L'Echo de l'Ouest, Le Stéphanois...) avant de diriger à 28 ans son premier journal, La Défense, puis de fonder l'Observateur français, deux revues catholiques, et de collaborer au Figaro ou au Gaulois.

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