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Cinq militants anti-aéroport jugés en février 2012

© AFP
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Hier matin, des personnes ont été interpellées dans le cadre des dégradations commises au siège de Vinci Construction.

Par Sarah Rebouh

Cette action avait été menée en octobre, en réponse au projet de construction de l’aéroport du Grand Ouest prévu sur la commune de Notre-Dame-des-Landes.

Le 20 octobre dernier, une cinquantaine d’opposants avaient déversé du fumier et de la peinture sur la façade du bâtiment situé à Couëron. Le groupe avait annoncé un préjudice de plus de 30 000 euros.

Selon le collectif de lutte contre l’aéroport de Notre Dame des Landes, les arrestations auraient eu lieu grâce aux enregistrements de vidéo surveillance. Cinq militants ont été identifiés puisqu’ils ont agis à visage découvert. Ces cinq personnes devront se présenter devant le tribunal correctionnel de Nantes, le lundi 13 février 2012, pour des faits de dégradation en réunion et refus de prélèvement ADN.

Une forte mobilisation

Le 12 novembre, au moins 3000 personnes avaient défilé dans les rues de Paris pour dénoncer cette construction qui "nuirait aux terres agricoles" des communes concernées par ce projet. José Bové s’était joint aux détracteurs afin de protester contre un projet jugé « inutile ».

Réactions politiques

En octobre dernier, la candidate à la présidentielle Eva Joly a demandé publiquement "l'abandon de certains grands travaux devenus absurdes comme l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes." Au niveau local, les luttes militantes ont trouvé un écho grâce au soutien des partis politiques Debout la République et NPA. La chambre de commerce et d’industrie de la Vendée avait également soulignée son refus du projet.

Les travaux du futur aéroport international débuteront en 2014 et devraient se terminer en 2017.

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