Dénoncer encore les violences faites aux femmes

En 2011, tolérance zéro pour les violences contre les femmes

Par Marie-Christine Dupé

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Témoignage de femmes violentées

Cathy a subi des violences pendant 15 ans. Elle a crée son association dans le vignoble nantais "femmes en détresse".

Le 25 novembre est la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. A cette occasion, la mission aux droits des femmes de Loire-Atlantique propose, cette année, de réfléchir à l'impact du "sexisme dit ordinaire" que rencontrent les femmes au cours de leur vie : à l'école, les études, le travail.

Colloque, soirée cinéma, exposition... pour lutter contre ces violences, les propositions autour de ce thème sont multiples car en 2011, il est encore et toujours nécessaire de dénoncer une des violations des droits de l'homme les plus répandues dans tous les pays.

Des violences plurielles

Il n'y a pas que les coups ... les violences faites aux femmes peuvent aussi être verbales, physiques, psychologiques, sexuelles ou économiques. Les chiffres restent tristement éloquents : une femme sur 10 serait victime de violences conjugales et le ministère de l’Intérieur estime qu’une femme décède tous les 2,5 jours sous les coups de son partenaire.

La loi du 9 juillet 2010 accentue pourtant les mesures de prévention et de protection des femmes.

Un numéro d'appel anonyme

Le 3919 c'est le numéro de Violences Conjugales Info. En 2010, il a reçu quelques 19.707 appels pour violences conjugales.

La Fédération Nationale Solidarité Femmes rappelle que « l’auteur des violences reste très majoritairement le partenaire régulier de la victime (à 82,5%) et très souvent le mari ou concubin (à 96%). Dans plus d’un tiers des situations (37.5%), la relation avec le partenaire régulier dure depuis plus de 10 ans ». La consommation d’alcool/drogue des auteurs sont décrits par les femmes comme le premier motif d’apparition et/ou d’aggravation des violences. Si pour un certain nombre d’auteurs, sont retrouvées des violences subies dans l’enfance ou l’adolescence, tous les enfants victimes ou témoins ne deviendront pas auteurs. La FNSF pointe néanmoins l’intérêt d’une prise en charge précoce de ces enfants. Enfin, l’analyse de ces situations montre que 34,3% des auteurs ont déjà été en garde à vue ou condamnés pour des violences.

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