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EPR : la mise en garde de Jean-Marc Ayrault

© Image d'archives
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Jean-Marc Ayrault, chef de file des députés PS, et maire de Nantes, met en garde les écologistes sur l'EPR.

Par LQ avec AFP

La construction de l''EPR, le réacteur nucléaire de troisième génération, à Flamanville, dans la Manche, fait l'objet d'un bras de fer entre les socialistes et les écologistes.
Et le ton monte.

Jean-Marc Ayrault a appelé aujourd'hui les écologistes "à ne pas être prisonniers d'un symbole".

Et le député-maire de Nantes prévient que dans le cas contraire, "il n'y a pas d'accord possible en vue de la présidentielle et des législatives." 

"Pour certains écologistes, Flamanville devrait être supprimé parce que c'est le symbole. Si les écologistes veulent être prisonniers du symbole, il n'y a pas d'accord possible, alors que je pense qu'il y a un accord possible, en tout cas souhaitable", a-t-il dit à la presse.

Jugeant qu'"il n'y a pas d'ultimatum à afficher de la part de qui que ce soit", M. Ayrault a affirmé que les socialistes ont "la volonté d'aboutir" à un accord avec les écologistes "mais en respectant la cohérence du candidat François Hollande qui a été clair pendant la campagne des primaires" sur le nucléaire. 

Aux écologistes, le candidat du PS pour 2012 "propose un accord sur les circonscriptions législatives mais aussi un contrat de majorité qui doit être en cohérence avec les orientations présidentielles", a insisté le député-maire de Nantes.

"Le futur président ne sera pas écologiste"

François Hollande "garde l'ambition de respecter nos engagements de réduction des gaz à effet de serre et de réduire à 50% la part de la production énergétique d'origine nucléaire à horizon 2025", a-t-il affirmé, en précisant que "ça a été mûrement réfléchi".

Et Jean-Marc Ayrault de souligner que "la voie est étroite, demande beaucoup de courage et de volonté" sachant que ramener la part du nucléaire de 75 à 50% passera "par un nombre de fermetures de centrales très important dans les cinq ou dix" après 2012.

Convaincu que "beaucoup d'écologistes sont conscients qu'il n'est pas possible de passer à côté de la chance historique de changer les choses à travers la victoire de la gauche à la présidentielle", Jean-Marc Ayrault, le chef de file des députés PS a prévenu que "le futur président de la République ne sera pas écologiste, communiste, il sera socialiste ou de droite".

Dimanche dernier, sur France 3, Eva Joly, la candidate d'Europe écologie-les verts pour la présidentielle, avait demandé un accord global arrêtant la construction de l'EPR à Flamanville, ou alors, "il n'y a plus d'accord" avait déclaré Eva Joly.

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