Grand froid : presque toute la France en alerte

© E.Jousset/ F3 PdL
© E.Jousset/ F3 PdL

Toujours le grand froid sur une grande partie du territoire français. 55 départements restent en vigilance orange

Par LQ, avec AFP

Le froid polaire a pris ses quartiers en France.
Plus de la moitié des départements (55 contre 39 mardi matin) sont en vigilance orange, et presque tous les autres en vigilance jaune (dont les départements des Pays de la Loire).
Voir carte de vigilance ci-dessous

Dans un communiqué publié à 6 heures ce mercredi,Météo France fait état en ce tout début de matinée de "températures minimales particulièrement froides", comprises entre -8 et -12°C en plaine et jusqu'à -15 et -20°C en altitude, notamment dans le Massif Central.

Le maintien de la vigilance orange concerne les régions Alsace, Auvergne, Bourgogne, Centre, Champagne-Ardenne, Franche-Comté, Limousin, Lorraine, Rhône-Alpes ainsi que les départements suivants : Aisne, Ariège, Aude, Aveyron, Charente, Dordogne, Haute-Garonne, Gers, Lot, Lot-et-Garonne, Lozère, Nord, Deux-Sèvres, Tarn, Tarn-et- Garonne et Vienne.
 "La majeure partie du reste de la France est placé en vigilance jaune grand froid, ajoute le communiqué de Météo France.



Cette alerte grand froid nécessitant "une vigilance particulière" devrait se poursuivre au moins jusqu'à jeudi soir, selon Météo France.

          Un froid moins intense qu'en 1985

Le froid polaire, qui dure depuis une semaine et devrait se prolonger encore plusieurs jours, est toutefois moins intense qu'en 1985, souligne le centre de prévision météorologique.
Dans l'Aube, où les "températures ressenties" sont particulièrement basses (-18C attendus mercredi matin), ainsi qu'en Mayenne, le niveau 3 du plan grand froid a été déclenché, ce dispositif préfectoral permettant de débloquer des places d'hébergement d'urgence supplémentaires.
Comme lundi, le ramassage scolaire a été suspendu dans plusieurs régions de l'Ouest, en raison de routes enneigées et glissantes, et la circulation était perturbée sur le réseau secondaire.

         Un record de consommation électrique mardi soir

Mardi soir, un nouveau pic historique de consommation électrique avait été établi, avec un sommet absolu de 100.500 mégawatts (MW) à 19h, heure à laquelle la consommation de courant atteint son maximum dans l'Hexagone, selon RTE, la filiale d'EDF qui gère les lignes à haute tension.
Elle a ainsi dépassé très largement le précédent sommet atteint le 15 décembre 2010, où elle s'était élevée jusqu'à 96.710 MW.


EDF et les autorités ont assuré que ce nouveau pic historique ne provoquerait pas de "black-out" national. Le système électrique a d'ailleurs tenu le choc jusqu'ici sans subir de pépin.
Mais, pour éviter tout problème, des appels à réduire l'utilisation de l'électricité ont tout de même été maintenus en Bretagne, ainsi que dans le Var et les Alpes-Maritimes, régions les plus sujettes à des risques de coupures du fait de fragilités internes.

         Fuites et ruptures de canalisations

A Derval, en Loire-Atlantique, 250 foyers sont privés de gaz (et donc de chauffage). Les équipes techniques espèrent réparer dans la journée.

Chez les particuliers et dans les entreprises, plombiers et chauffagistes étaient à pied d'oeuvre pour remettre en état les appareils malmenés par le grand froid.

A Toulouse, des milliers de foyers, une vingtaine d'écoles, une maison de retraite et une université de Toulouse ont été privés de chauffage à cause d'une fuite sur une canalisation d'eau chaude. Un retour à la normale progressif est annoncé pour ce mercredi.

A Nevers, dans la Nièvre, une trentaine de salariés produisant de la charcuterie pour l'entreprise Nivernoy n'ont pu travailler depuis lundi, après la rupture d'une conduite d'eau.
L'activité reprendra normalement mercredi.

Des exploitations agricoles souffrent du froid. Ainsi dans les Pyrénées-Orientales, les récoltes d'artichauts et de salades en plein champ sont pratiquement détruites en raison du gel et surtout du vent.

Par ailleurs, et comme depuis plusieurs jours, la vague de froid a poussé la Ligue de football professionnel et la Fédération française de football à reprogrammer plusieurs matches de 1re et 2e division et de Coupe de France, dont le Lyon-Bordeaux initialement prévu mercredi soir au stade Gerland.

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