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La caravane du PS attaquée à Nantes

Des anti-aéroport s'en sont pris aux militants du PS installés quartier Bellevue

Par Christophe Turgis

La caravane des primaires du PS a été agressée et vandalisée ce lundi matin à Nantes par une trentaine d'individus cagoulés qui se disaient opposés à la construction du nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes, des militants ont été bousculés. Six personnes de différentes nationalités ont été interpellées et font l'objet d'une garde à vue.

"Un groupe d'une trentaine de personnes cagoulées est arrivé ce matin pour détruire la caravane: ils l'ont taguée, ont crevé les pneus, ont arraché des morceaux de carrosserie",

témoigne Juliette Perchepied, coordinatrice de la caravane. "Ils ont aussi jeté du purin à l'intérieur de la cabine du chauffeur et cherché à retourner la caravane". "Les slogans tagués sont anti-aéroport et ils nous ont dit qu'ils ne voulaient pas que cet aéroport soit fait".

Ces attaques ont été fermement condamnées tant par le PS que par Europe Ecologie - les Verts (EELV), opposé à la construction de l'aéroport.

La caravane a été dépannée et en début d'après-midi les militants s'étaient installés au coeur de Nantes pour continuer à informer sur les primaires, en présence du président de la région Pays-de-la-Loire, Jacques Auxiette (PS).

Condamnant cette action, Benoît Hamon, porte-parole du PS, a indiqué lors du point presse hebdomadaire du PS qu'"une plainte va être déposée". Dans un communiqué commun, Harlem Désir, premier secrétaire du PS par intérim et Laurianne Deniaud, présidente des Jeunes Socialistes ont également "condamné avec la plus grande fermeté l'agression odieuse qui a visé les jeunes militants de la caravane des primaires".

"Aucun débat ne peut justifier l'intimidation ou la violence physique et verbale", ont-il ajouté, assurant que "l'intimidation ne l'emportera pas sur le militantisme démocratique".

M. Auxiette et Jean-Marc Ayrault (PS), le président de Nantes Métropole et député-maire de Nantes, ont également condamné l'attaque, la qualifiant d'"atteinte inadmissible au processus démocratique des primaires".

"Une fois encore, une frange extrémiste des anti-aéroport a recours à des méthodes qui ne sauraient trouver leur place dans une société démocratique, discréditant ainsi un peu plus leur mouvement", ont-ils indiqué dans un communiqué.

EELV a également condamné "fermement" l'attaque, soulignant que son opposition au projet d'aéroport "s'inscrit uniquement dans un cadre démocratique et pacifique".

"Nos actions excluent totalement les actes de vandalisme envers les biens, les agressions envers les personnes", rappelle le parti.

"De telles attitudes, commises par une minorité, discréditent totalement le juste combat de ceux et celles qui luttent sans discontinuer depuis des années contre ce projet" et ces agissements "rendent service aux promoteurs du projet", estime EELV, rappelant que sa propre permanence régionale a été vandalisée.

Le futur aéroport de Nantes, qui doit être construit par le groupe Vinci à Notre-Dame-des-Landes à 30 km au nord de Nantes, est soutenu par toutes les collectivités locales socialistes mais suscite l'opposition de plusieurs collectifs rassemblant des agriculteurs, des habitants et des militants anarchistes installés sur le site.

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