Les français partagés sur les services en ligne

© LQ / F3 pdL
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Une enquête montre que les français sont autant favorables qu'opposés aux services en ligne

Par LQ, avec AFP

Remplir sa déclaration d'impôts, demander son inscription sur les listes électorales ou annoncer un changement d'adresse: de plus en plus de services publics sont accessibles en ligne, mais autant de Français y sont favorables qu'opposés, selon un sondage publié ce mardi.


D'après cette enquête Harris Interactive pour l'éditeur de logiciels Berger-Levrault, 22% des personnes interrogées estiment que les services publics sont trop dématérialisés et exactement la même proportion juge qu'au contraire, il n'y a pas suffisamment de démarches accessibles en ligne.

        Inquiets pour la sécurité des données

Les Français semblent également quelque peu réticents à enregistrer leurs données personnelles en ligne.
Plus de la moitié des personnes interrogées (52%) n'a jamais enregistré la moindre donnée personnelle, 48% en ont enregistré au moins une.


Ainsi, 83% font valoir que cela entraîne une perte de contact avec les agents de l'administration et 79% se disent inquiets pour la sécurité des données.

Plus de la moitié (58%), disent également craindre que les pouvoirs publics ne revendent leurs informations à des sociétés de démarchage privées.


       Les informations bancaires restent les plus sensibles

Les données bancaires, les informations liées aux revenus et les données médicales sont celles qui suscitent le plus de réticences.

Plus de sept Français sur dix (77%) affirment ainsi qu'ils refuseraient d'enregister leurs coordonnées bancaires sur le site d'une administration, 70% les données liées à leur revenus, et 68% leurs données médicales.

Les informations liées aux origines suscitent également des craintes (54%), comme celles concernant les casiers judiciaires (53%).


Les données d'état civil sont moins sensibles avec seulement 37% de sondés opposés à l'idée de les enregistrer en ligne, devant la situation familiale (42%) et la situation professionnelle (44%).


L'enquête a été réalisée par téléphone du 13 au 18 janvier auprès d'un échantillon
représentatif de 1.005 personnes, selon la méthode des quotas.

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