Les motards en colère manifestent

© France 3 Pays de la Loire
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Les motards veulent exprimer leur "ras-le-bol". Ils seront plusieurs milliers demain dans la région.

Par Jean Annaix, LQ

Quelques mois après leur dernier coup de sang, les motards s'apprêtent à chauffer de nouveau l'asphalte. 

La Fédération Française des Motards en Colère veut faire entendre sa voix auprès des candidats à l'élection présidentielle et appelle les motocyclistes, scootéristes et cyclomotoristes de toute la France à manifester leur colère.


Demain après-midi (samedi 24 mars), à Nantes (Loire-Atlantique), ils pourraient être plusieurs milliers.
Ils ont prévu de se rassembler en début d'après-midi sur le parking du Maillé-Brézé, près du quai de la Fosse, pour ensuite aller manifester sur le périphérique (automobilistes, évitez le secteur si vous pouvez !). 

D'autres manifestations sont prévues en Pays de la Loire.

Les rassemblements sont prévus à 10h à Beaucouzé (49) et à 14h à Nantes (44), La Roche-sur-Yon (85), Laval (53) et Le Mans (72).

Et dimanche, les Motards en colère feront route vers Paris pour une manifestation nationale. 
Ils dénoncent des mesures injustes et des routes toujours plus dangereuses pour les motards.

               Extrait du communiqué des Motards en colère 

L’objectif de cette mobilisation
: rappeler aux candidats à l’élection présidentielle que les questions de mobilité dans les grandes villes, de sécurité routière et de pratique de la moto en général font partie des préoccupations de tous.
 
Il n’y pas une semaine sans qu’on en parle… les embouteillages quotidiens, les radars, les drames routiers instrumentalisés par le gouvernement pour justifier toujours plus de répression et de culpabilisation des conducteurs, l’Environnement en faveur duquel les deux-roues motorisés sont une réponse en tant qu’alternative à la voiture… sans oublier que la moto, c’est aussi un sport et un loisir, sur les circuits et dans les campagnes et que sur ce plan, des menaces aussi se précisent.
 
Et pourtant, non seulement il n’y a pas un mot sur ces questions dans les programmes des candidats, mais à ce jour, nous n’avons pas reçu leurs réponses au questionnaire que nous avons envoyé /.../ le 22 février aux principaux candidats (seule Eva Joly nous a fait l’honneur de nous répondre).
 
Alors que durant toute l’année, les politiques savent bien nous désigner comme « responsables » pour nous faire endosser leurs chiffres mortifères de sécurité routière, au moment de se présenter devant les électeurs, il n’y a plus personne !
N’existons-nous plus ? Aurions-nous disparu de leurs préoccupations ou bien les candidats n’auraient-ils aucune proposition intelligente à faire dans ces domaines ?

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